Le gouvernement de N.-É. refuse de publier le rapport sur un incendie mortel

HALIFAX — Le gouvernement de la Nouvelle-Écosse refuse de rendre public le rapport du coroner à la suite de l’incendie qui a coûté la vie à quatre jeunes enfants, le mois dernier.

Une porte-parole au ministère des Affaires municipales a confirmé que l’enquête est bel et bien termineé, mais que le rapport ne sera pas rendu public, pour des questions de «protection de la vie privée».

On ne connaîtra donc pas les causes de cet incendie mortel qui avait fait quatre morts le 7 janvier à Pubnico Head, une communauté acadienne de l’extrémité ouest de la péninsule de Nouvelle-Écosse.

Le Bureau du commissaire des incendies avait l’habitude jusqu’ici de publier les grandes lignes de ses rapports d’enquête, comme les causes de l’incendie, tout en évitant soigneusement de dévoiler des renseignements personnels contenus dans le rapport complet.

Emma Kennedy et son conjoint de fait Phil Prouty avaient réussi à sortir de la maison en flammes mais l’intense brasier avait coûté la vie aux enfants de quatre mois, quatre ans et sept ans, ainsi qu’à leur cousin de sept ans qui passait la nuit chez eux.

Le chef des pompiers de West Pubnico, Gordon Amiro, soutient que contrairement à l’usage établi, il n’a pas été mis au courant lui non plus des conclusions du commissaire des incendies.

David Fraser, avocat de Halifax spécialisé en technologies de l’information et protection de la vie privée, rappelle que la loi provinciale accorde à la plupart des agences gouvernementales une certaine latitude en cette matière. Ainsi, les corps policiers identifient souvent la victime d’un meurtre et les causes du décès, sans nécessairement entrer dans les détails de l’autopsie.