Le gouvernement du N.-B. n’est pas prêt à lever le moratoire sur la fracturation

FREDERICTON – Le ministre de l’Énergie et des Mines du Nouveau-Brunswick a prévenu les chefs d’entreprises, mardi, que le moratoire sur la fracturation hydraulique serait maintenu tant que toutes les conditions fixées par le gouvernement ne seront pas réunies.

Donald Arseneault rappelle que le gouvernement étudie toujours le rapport d’un comité d’examen sur le gaz de schiste, qui avait analysé toute la question pendant près d’un an.

Une coalition de regroupements d’entreprises a demandé mardi au gouvernement libéral de Brian Gallant de lever le moratoire sur la fracturation hydraulique, décrété en décembre 2014.

Les représentants de l’industrie soutiennent que la seule façon d’attirer des investissements et de créer des emplois dans l’industrie du gaz naturel au Nouveau-Brunswick est de lever ce moratoire.

Le gouvernement Gallant avait imposé cinq conditions pour la levée du moratoire: un cadre réglementaire précis, des plans pour l’évacuation des eaux usées, un mécanisme de consultations auprès des Premières Nations, une structure de redevances et un niveau suffisant d’«acceptabilité sociale».

Le ministre Arseneault a rappelé mardi que toutes ces conditions doivent être remplies avant que le moratoire soit levé.