Le gouvernement rejette une étude de l’OPC sur le prix des denrées

QUÉBEC — Le gouvernement Legault a rejeté la tenue d’une enquête de l’Office de la protection du consommateur (OPC) sur le prix des denrées dans les supermarchés durant la crise de la COVID-19.

Le Parti québécois (PQ) a déposé mardi une motion en ce sens, mais le leader du gouvernement en Chambre, Simon Jolin-Barrette, a refusé d’en débattre.

En conférence de presse, le chef intérimaire péquiste, Pascal Bérubé, a fait valoir que tous les consommateurs ont remarqué la hausse du prix d’un grand nombre de produits. Il soupçonne que des commerçants ont peut-être profité de la situation.

«On aimerait avoir un portrait de ce qui s’est passé en temps de pandémie pour comprendre comment c’est possible, pour comprendre s’il y a des gens qui se sont enrichis aux dépens de la pandémie, d’autant plus que les épiceries avaient presque un monopole — les restaurants étaient fermés à bien des égards.»

M. Bérubé a dit que sa formation agit «pour la défense des consommateurs». La motion du PQ demandait à l’OPC de réaliser une étude sur l’évolution des prix, de la remettre à la ministre de la Justice, Sonia LeBel, puis de la rendre publique au même moment.

M. Jolin-Barrette a refusé le consentement pour en débattre.

Dans un message envoyé en soirée pour justifier sa décision, le gouvernement a fait savoir qu’il avait proposé, dans les négociations sur le libellé de la motion, un amendement qui a été refusé.

Une porte-parole du gouvernement caquiste a fait savoir que des données sont déjà compilées et qu’elles proviennent de Statistique Canada et de l’Institut de la statistique du Québec. Elles font l’objet de rapports publics du ministère de l’Agriculture, a-t-elle ajouté.