Joe Biden accuse Donald Trump d’avoir abusé de ses pouvoirs

PITTSBURGH — Joe Biden a accusé le président Donald Trump d’avoir abusé de ses pouvoirs de président et d’avoir ignoré tout le monde sauf sa base politique, lundi, lors de son premier rassemblement public en tant que candidat à l’investiture démocrate.

L’ancien vice-président des États-Unis a déclaré à des centaines de sympathisants et de militants syndicaux réunis à Pittsburgh, en Pennsylvanie, que la fusillade meurtrière survenue samedi dans une synagogue californienne prouvait à nouveau que le pays est «en train de se battre pour son âme».

Joe Biden a affirmé que Donald Trump n’écoutait que sa base, et a parlé de lui comme du «seul président qui a décidé de ne pas représenter tout le pays».

Mais dans son discours, il a passé plus de temps à critiquer les politiques de M. Trump, plutôt que les commentaires antérieurs du président sur les suprémacistes blancs, contrairement à la vidéo dans laquelle il lançait officiellement sa campagne à la présidence.

Devant ses militants, M. Biden est revenu à son discours familier et populaire auprès des électeurs de la classe ouvrière et a évité d’appuyer les propositions très progressistes appuyées par un grand nombre de candidats démocrates.

M. Biden souhaite des mesures supplémentaires pour réduire les droits de scolarité et élargir l’accès aux soins de santé, alors que certains de ses adversaires réclament la gratuité scolaire, ainsi que des soins de santé universels gérés par le gouvernement.

«Nous pouvons faire tout cela sans punir personne», a fait valoir l’ancien vice-président.

Joe Biden devrait poursuivre ses activités mardi et mercredi dans l’État de l’Iowa, où les candidats démocrates subiront leur premier test en février prochain.

De son côté, Donald Trump a raffermi ses attaques contre M. Biden, lundi, se vantant de sa popularité parmi les travailleurs. «C’est drôle, je suis ici en raison de Biden et Obama (Barack). Ils n’ont pas fait le travail et maintenant vous avez Trump qui fait le travail», a-t-il écrit en matinée sur Twitter.

Propos sur le harcèlement sexuel

Par ailleurs, dans une entrevue diffusée lundi quelques heures avant son premier événement de campagne, M. Biden s’est prononcé sur la violence et le harcèlement sexuels contre les femmes.

Dans le balado «Sorry Not Sorry» de l’actrice Alyssa Milano, l’ancien vice-président a souligné qu’il s’agit d’un «problème culturel» de longue date contre lequel il s’est battu.

L’entrevue a été enregistrée avant les allégations de plusieurs femmes qui ont déclaré que Joe Biden les avait mises mal à l’aise par des gestes indésirables. Aucune de ces femmes n’a affirmé avoir été la cible de contacts violents ou sexuels, mais il s’agit tout de même d’une question délicate pour M. Biden.

L’ancien vice-président de Barack Obama, âgé de 76 ans, a jugé «absurde» l’idée que le mouvement #MeToo aille parfois trop loin. Il a estimé que ce genre de réaction signifie que le mouvement progresse.

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