Le jardinage urbain gagne en popularité à cause de l’inflation

OTTAWA — Le jardinage urbain gagne de plus en plus en popularité, notamment à cause de la hausse des prix dans les épiceries.

Shabana Buwalda, qui réside dans une maison de ville à Ottawa, fait partie de cette nouvelle génération de jardiniers.

Son terrain n’est pas le plus grand à cultiver, mais sa famille possède maintenant plusieurs plates-bandes. 

À sa sixième année de jardinage, la famille de quatre personnes peut maintenant compter sur une réserve d’herbes et de tomates pour tout l’hiver. Elle cultive aussi des carottes, des haricots, des choux frisés et des betteraves et les conserve le plus longtemps possible. 

«J’encourage les débutants à commencer modestement, seulement par curiosité, dit Mme Buwalda. Ensuite, de saison en saison, on commence à réaliser à quel point on compte peu sur les épiceries.»

Deborah Smeltzer a un moins grand jardin depuis qu’elle a vendu sa maison, il y  a deux ans.

«J’avais un immense jardin. Chaque espace était une sorte de jardin. J’ai acquis beaucoup de connaissances, mais la vie a changé», se souvient-elle.

Depuis qu’elle s’est installée dans un tout petit appartement, Mme Smeltzer tente quand même de faire pousser des aliments dans un espace restreint. Elle cultivait des légumes sur son balcon pendant l’été, mais sa lutte incessante contre les pigeons l’a contrainte à retraiter à l’intérieur.

Elle a installé un panneau de contreplaqué au-dessus d’un radiateur près de ses fenêtres afin d’y faire croître des citronniers et des avocatiers.

Un sentiment de communauté

Selon Cole Etherington, un fermier de la région d’Ottawa, le jardinage urbain fait croître un sentiment de communauté.

M. Etherington a lancé une petite entreprise pour vendre des trousses de démarrage pour les néo-jardiniers. Il fabrique notamment des lits de jardin assez petits pour être installés dans un appartement.

Au départ, il hésitait à révéler qu’il était un fermier trans, craignant de ne pas pouvoir s’ingérer dans la communauté. Il a reçu un grand nombre de messages d’appuis en provenance de personnes comme lui visant de l’agriculture.

«J’ai alors pensé qu’il était important d’être cette personne. Recevoir des messages de gens me disant qu’ils m’apprécient signifie beaucoup pour moi», lance M. Etherington. 

Chacune de ses trousses contient un lit de jardin fabriqué en bois recyclé accompagné de moulées de poulet recyclées. Les clients ont droit à de jeunes plants prêts à croître, un manuel d’instruction et du fumier «provenant des plus heureux poulets au monde».

«De la bonne bouffe directement à la maison. On ne peut pas être plus local que cela, avance M. Etherington. J’espère inspirer les gens à relever le défi du jardinage en leur donnant accès de la nourriture, à une sécurité alimentaire. Je veux leur démontrer qu’ils peuvent changer les choses.»

Pour lui, le jardinage est un moyen de réduire son empreinte carbone et de favoriser la diversité de la flore.

«Si on installe un seul plant de tomate dans un pot à fleurs sur un balcon, on participe à la lutte contre les changements climatiques.»

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Cet article a été produit avec le soutien financier des Bourses Meta et La Presse Canadienne pour les nouvelles.

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