Le karaoké: «un risque qu’on ne peut pas accepter», dit Dr Howard Njoo

OTTAWA — Il n’y a aucune façon de pratiquer le karaoké de manière sécuritaire en temps de pandémie, selon les autorités fédérales de santé publique.

L’administrateur en chef adjoint de l’Agence de santé publique du Canada a donné son verdict, vendredi, alors que le gouvernement québécois venait d’interdire la pratique.

«Le karaoké, d’après moi, c’est presque impossible de diminuer le risque parce que l’activité, c’est chanter», a offert Dr Howard Njoo lors du point de presse hebdomadaire de l’agence, à Ottawa.

«Je pense que le karaoké, (…) c’est un risque qu’on ne peut pas accepter pour l’instant», a-t-il tranché.

Mais si Dr Njoo approuve ainsi la décision de Québec, il refuse d’imposer aux autres provinces une interdiction semblable.

«Les autorités de santé publique dans chaque province et territoire, (…) c’est leur propre responsabilité et aussi leur décision pour la gestion de risque dans leur propre administration», a-t-il fait valoir.

Tout de même, il estime que l’expérience du bar de Québec où «le propriétaire a mis toutes les (…) mesures en vigueur: les barrières, le plexiglas et la capacité seulement à 30 %» prouve qu’il est impossible d’empêcher la contagion dans un contexte de karaoké.

Ce bar, Le Kirouac, a été directement lié à 72 cas de COVID-19 jeudi. Les responsables de la santé publique ne communiquent plus le nombre de cas secondaires liés au bar, mais ils avaient précédemment déclaré qu’il y en avait au moins 10.

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