Le Lake Louise Ski Resort conteste son amende de 2 M $ pour coupe d’arbres

CALGARY — Une station de ski de renommée mondiale située en Alberta conteste l’amende de 2,1 millions $ qu’elle a reçue pour avoir abattu des arbres en voie de disparition il y a cinq ans.

Le Lake Louise Ski Resort a plaidé coupable en décembre dernier d’avoir abattu un bouquet d’arbres, dont 38 pins menacés d’extinction, le long d’une piste de ski en 2013.

L’amende, imposée le mois dernier pour des accusations en vertu de la Loi sur les espèces en péril et de la Loi sur les parcs nationaux du Canada, s’élève à environ 55 000 $ par arbre.

«La peine est grossièrement disproportionnée (…) compte tenu des faits et du contexte de l’infraction», a déclaré l’avocat de la défense, Alain Hepner, dans l’avis d’appel déposé vendredi.

Le tribunal se verra demander de suspendre les poursuites ou de réduire l’amende à 200 000 $.

Un exposé conjoint des faits décrivait qu’en 2013 une équipe d’entretien, composée de six employés, dont un superviseur, avait commencé à nettoyer, à clôturer, à couper et à enlever des arbres sur la crête de Ptarmigan, à la station de ski.

Le document indiquait qu’à la fin du mois de septembre de la même année, les travailleurs avaient abattu un certain nombre d’arbres, dont des pins à écorce blanche en voie de disparition, sans permis.

La juge Heather Lamoureux a tranché le 30 novembre, qu’il y avait un «effet cumulatif» sur les pins à écorce blanche et «un risque potentiel de compromettre la survie de l’espèce pour les décennies à venir».

Elle a souligné que les arbres avaient été coupés dans un parc national et que la station de ski ne s’est pas assurée que ses employés sachent que le pin à écorce blanche est en voie de disparition et que les arbres détruits étaient tous en bonne santé.

Le pin à blanche écorce à cinq aiguilles fournit de la nourriture et un habitat aux animaux, tout en aidant à stabiliser les pentes subalpines abruptes.

L’arbre se retrouve à haute altitude dans l’ouest de l’Amérique du Nord, près de la limite forestière. Ils se développent sur le continent depuis 100 000 ans et peuvent atteindre entre 500 et 1000 ans.

Mais Me Hepner a déclaré que la juge n’avait pas tenu compte des efforts de réhabilitation entrepris par la station après l’abattage des arbres ou «l’absence d’impact de l’abattage de 38 pins à écorce blanche en regard de la population».

Avec 200 millions de pins à écorce blanche au Canada, Me Hepner a déclaré que le juge de première instance avait commis une erreur en concluant que l’abattage de 38 arbres avait affecté l’espèce dans son ensemble.

Un porte-parole de la station de ski a déclaré que des mesures avaient été prises pour qu’aucun autre pin à écorce blanche ne soit abattu. Le personnel est mieux formé et les 7000 pins restants dans la zone de villégiature sont maintenant marqués, a précisé la station.