Le libéral Colin Kenny quittera le Sénat vendredi de manière anticipée

OTTAWA — Le sénateur d’expérience Colin Kenny tire sa révérence plusieurs mois avant le moment prévu pour sa retraite.

M. Kenny a prévenu officiellement la gouverneure générale, mercredi matin, qu’il quitterait le Sénat à la fin de la semaine, plutôt qu’en décembre, comme il était prévu.

Dans une courte lettre à Rideau Hall, M. Kenny fait état de son état de santé et des dizaines d’années passées à la chambre haute pour expliquer son départ anticipé.

Le sénateur dit avoir des problèmes de santé persistants et avoir le sentiment d’avoir fait sa part. Il parle du «grand privilège d’avoir servi son pays au cours des 44 dernières années, tant au bureau du premier ministre (Pierre Elliott) Trudeau que comme membre du Sénat».

Pierre Elliott Trudeau avait désigné M. Kenny au Sénat au printemps 1984 après que celui-ci eut passé dix ans comme conseiller spécial et adjoint au secrétaire principal au bureau du premier ministre.

M. Kenny s’est souvent attardé au Sénat aux questions sur la sécurité et les forces armées, ayant été l’un des détracteurs les plus visibles des coupes dans les dépenses militaires.

Son travail a toutefois été marqué par des échanges de propos musclés lorsqu’il était à la tête du comité sur la défense, les plus mémorables ayant survécu en ligne dans des vidéos montrant des querelles politiques entre M. Kenny et des collègues sénateurs.

Plus récemment, des questions ont été soulevées concernant son comportement à l’égard d’employés dans son bureau. En 2014, un enquêteur désigné par le Sénat a blanchi M. Kenny d’allégations de harcèlement verbal et sexuel à l’endroit de membres de son personnel.

Il y a deux ans, M. Kenny avait remboursé plus de 30 000 $ en dépenses qui avaient été jugées injustifiées à la suite d’un rapport du vérificateur général sur les dépenses au Sénat.

M. Kenny n’est pas le seul sénateur ayant choisi de quitter la chambre haute avant d’atteindre l’âge obligatoire de la retraite à 75 ans.

Claudette Tardif, une libérale de l’Alberta, a annoncé la semaine dernière qu’elle se retirerait officiellement du Sénat, vendredi. Sa collègue libérale Joan Fraser quittera le Sénat le même jour, un an avant la date obligatoire de sa retraite.

Quatre autres sénateurs doivent prendre leur retraite avant la fin de l’année. Il y a déjà 11 sièges vacants à la chambre haute.

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