Le maire de Saguenay, Jean Tremblay, pourrait bien avoir trouvé son dauphin

MONTRÉAL – Après avoir longuement siégé à la Chambre des communes à Ottawa, Jean-Pierre Blackburn s’apprête à essayer de faire son nid à l’hôtel de ville de Saguenay.

Cet ancien ministre fédéral ayant déjà été entre autres responsable des portefeuilles du Revenu national et du Travail souhaite succéder à l’actuel maire de l’endroit, Jean Tremblay.

Ce coloré politicien a déjà annoncé qu’il quittera son poste en novembre prochain au terme de son mandat actuel.

M. Blackburn a confirmé qu’il aimerait se présenter sous la bannière du Parti des citoyens de Saguenay (PCS), la formation politique présentement menée par M. Tremblay.

Il a résumé pourquoi il espère ainsi être en mesure d’effectuer un retour dans l’arène politique.

«C’est là-dedans que je suis à mon meilleur. C’est en étant au service des citoyens que je me suis toujours montré le plus rentable pour la société. J’aime ça, quand il y a un problème, écouter la personne qui le présente, essayer de regarder s’il y a des solutions envisageables et ensuite, mettre en application les décisions», a-t-il expliqué.

L’idée que Jean-Pierre Blackburn puisse éventuellement prendre sa place sourit à Jean Tremblay.

Joint par La Presse canadienne jeudi, il a fait l’apologie de son successeur potentiel en mentionnant qu’il l’avait en «haute estime».

«Il a beaucoup d’expérience. Il est dynamique. C’est un homme droit. Il est travaillant. Il en est quasiment étourdissant! Il a du caractère», a-t-il énuméré.

M. Tremblay ignore, pour l’instant, si d’autres candidats vont manifester le désir de briguer la direction du PCS.

Si plus d’un coureur s’aligne sur la ligne de départ, un vote se tiendra en mai prochain dans le cadre d’une assemblée d’investiture qui se déroulera dans l’arrondissement de Chicoutimi.

Quant à Jean Tremblay, il est demeuré évasif lorsqu’il a été questionné par rapport à ses plans d’avenir.

Il a reconnu du bout des lèvres que ses projets n’étaient pas de nature politique avant d’y aller d’une déclaration sibylline.

«J’ai déjà des idées […] mais je n’en parle pas pour le moment. J’attends que ce soit confirmé», a-t-il conclu.