Le Manitoba donne son aval à la réforme du Régime de pensions du Canada

OTTAWA – Le ministre des Finances, Bill Morneau, a déclaré, jeudi, que le Manitoba s’est joint aux autres provinces en acceptant de prendre part à la réforme du Régime de pensions du Canada (RPC).

L’entente de principe a maintenant reçu l’aval de toutes les provinces à l’exception du Québec, qui a sa propre Régie des rentes. Le Québec continue cependant à prendre part aux discussions.

Le 20 juin, les ministres provinciaux des Finances sont parvenus à un accord préliminaire selon lequel les cotisations et les prestations du RPC devraient augmenter graduellement à compter du 1er janvier 2019.

Ainsi, le travailleur canadien moyen, avec un salaire annuel d’environ 55 000 $, devrait payer sept dollars de plus par mois en 2019, et ce montant serait porté à 34 $ d’ici 2023.

Les gouvernements provinciaux ont jusqu’au 15 juillet pour apposer leur signature officielle à l’entente.

Si la réforme est menée à bien, la prestation annuelle maximale augmentera de près du tiers, atteignant 17 478 $.

Lorsque les gouvernements provinciaux ont abouti à cette entente en juin, les progressistes-conservateurs du Manitoba, qui n’étaient au pouvoir que depuis deux mois, ont demandé plus de temps pour étudier la question.

«Je suis heureux d’accueillir le Manitoba au sein de cette entente de principe historique qui inclut dorénavant toutes les provinces souscrivant au RPC», a déclaré le ministre Morneau, jeudi.

Mercredi, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante a exhorté Ottawa et les provinces à retarder l’entente finale sur la réforme du RPC.

L’association nationale souhaite que les gouvernements consultent les Canadiens et prennent le temps d’analyser les impacts économiques d’une réforme.