Le Manitoba espère encore faire modifier la réforme du RPC

WINNIPEG – Le gouvernement du Manitoba n’appuie pas l’entente de principe sur la réforme du Régime de pensions du Canada (RPC), notamment parce qu’elle ne tient pas compte de la nécessité pour les gens de mettre personnellement de l’argent de côté pour leur retraite, a dit le premier ministre du Manitoba, Brian Pallister.

Toutes les provinces, à l’exception du Manitoba et du Québec — qui compte déjà sa propre Régie des rentes —, ont approuvé l’entente de principe, lundi, qui ferait augmenter graduellement les cotisations et les prestations du RPC, à partir de 2019.

M. Pallister a indiqué que le Manitoba s’était abstenu lors du vote entre autres parce que son gouvernement progressiste-conservateur était en fonction depuis seulement deux mois, et avait besoin de temps pour étudier la question.

Mais il a aussi dit souhaiter accorder un plus grand revenu discrétionnaire aux gens pour leurs propres économies à la suite de hausses d’impôt décrétées au Manitoba sous le précédent gouvernement néo-démocrate. Le RPC bonifié réduirait encore ce revenu discrétionnaire par l’augmentation des cotisations.

Le premier ministre a indiqué que le gouvernement du Manitoba se penchait sur des propositions pour modifier l’entente de principe, sans donner plus de détails.

Le nouveau RPC peut se concrétiser sans l’approbation du Manitoba car l’entente ne requiert que l’aval de sept provinces représentant les deux tiers de la population canadienne.

Les gouvernements provinciaux ont jusqu’au 15 juillet pour apposer leur signature officielle à l’entente.