Le ministre Champagne discute de la propriété de Medicago lors de sa visite au Japon

OTTAWA — Le gouvernement fédéral n’envisage pas de verser des fonds pour aider à acheter des actions dans le seul fabricant national de vaccins COVID-19, mais il «travaille sur une solution» avec la société mère de Medicago.

Le ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie, François-Philippe Champagne, est au Japon depuis une semaine, présentant le Canada comme un bon endroit pour la production de véhicules électriques et des batteries qui les alimentent.

Lors de sa rencontre avec les présidents de Mitsubishi Tanabe Pharma et de Mitsubishi Chemical, qui détiennent une participation de 79 % dans Medicago, M. Champagne a précisé qu’il y avait eu des discussions sur l’avenir de l’entreprise en tant que fabricant mondial de vaccins.

Son vaccin biopharmaceutique a été rejeté par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) parce que la société de tabac Philip Morris est un actionnaire minoritaire et que l’agence des Nations Unies a une politique stricte en matière d’engagement avec l’industrie du tabac.

Le vaccin Covifenz a été homologué par Santé Canada en février pour les adultes âgés de 18 à 64 ans, et le gouvernement fédéral a signé un contrat pour acheter jusqu’à 76 millions de doses avec des plans de don de vaccins aux pays à faible revenu.

Cependant, les dons ne sont pas autorisés sans l’approbation de l’OMS.

M. Champagne affirme que le gouvernement travaille avec l’entreprise pour faire de Medicago «un chef de file mondial en matière de santé mondiale», mais cela n’inclut pas l’achat d’actions à ce stade.

Il précise que le gouvernement a déjà investi pour renforcer la capacité de recherche et de développement ainsi que la capacité de fabrication de Medicago. 

Mitsubishi a approché le gouvernement du Québec pour obtenir du soutien afin que les vaccins de Medicago «reçoivent un accueil favorable de la part de l’OMS et puissent être commercialisés à grande échelle», selon une fiche du Registre des lobbyistes.

«La nature, la forme et le montant du financement sont inconnus», est-il ajouté.

Le ministre québécois de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, a souligné en juin qu’il était en pourparlers avec les dirigeants de Mitsubishi Tanabe Pharma pour dénouer l’impasse, mais que la société japonaise doit d’abord négocier elle-même l’achat de la participation de Philip Morris.

Laisser un commentaire

Les commentaires sont modérés par l’équipe de L’actualité et approuvés seulement s’ils respectent les règles de la nétiquette en vigueur. Veuillez nous allouer du temps pour vérifier la validité de votre commentaire.