Le ministre de la Sécurité publique affirme qu’Ottawa s’est engagé à réformer la GRC

HALIFAX — Le ministre de la Sécurité publique du Canada dit qu’il reconnaît l’importance de réformer la Gendarmerie royale du Canada (GRC) à la lumière des questions persistantes sur l’avenir des services qu’elle offre aux provinces et aux territoires.

Marco Mendicino a fait ces commentaires aux journalistes vendredi à Halifax après deux jours de réunions avec les ministres provinciaux et territoriaux de la Justice et de la Sécurité publique.

M. Mendicino a souligné la lettre de mandat qu’il a remise à la commissaire de la GRC Brenda Lucki en mai, dans laquelle il lui ordonne de relever certains défis, dont les problèmes de recrutement et les allégations que certaines unités manquent de ressources appropriées — des sujets qui concernent la Colombie-Britannique, la Nouvelle-Écosse et l’Alberta.

«Je pense qu’il y a un réel engagement au sein de la GRC pour faire avancer ces réformes et je sais qu’il y a un engagement à travers le pays, entre le gouvernement fédéral et nos partenaires provinciaux et territoriaux, pour moderniser la relation d’une manière qui fonctionne pour tous», a souligné M. Mendicino.

Les agents de la GRC, a-t-il ajouté, ont besoin de plus de formation et doivent mieux communiquer avec le public — en particulier lors d’urgences telles que la tuerie de masse de 2020 en Nouvelle-Écosse et les coups de couteau du mois dernier dans la nation crie de James Smith en Saskatchewan.

«Je pense, sans équivoque, qu’il est nécessaire de mettre en œuvre les réformes en cours, c’est pourquoi nous avons publié la lettre de mandat.»

M. Mendicino a ajouté qu’Ottawa adhère au travail de la Commission des pertes massives en Nouvelle-Écosse et attend ses recommandations, qui sont prévues pour mars.

Le ministre de la Justice de la Nouvelle-Écosse, Brad Johns, a déclaré qu’il y avait eu des discussions au cours des réunions sur les services de la GRC.

«C’était une bonne occasion d’entendre certaines des frustrations des autres provinces, a précisé M. Johns. Mais ce que nous faisons vraiment maintenant, c’est d’attendre de voir ce que rapporte ce rapport.»

Les réunions d’Halifax ont porté sur un large éventail de questions, telles que les services de police autochtones, la violence armée et les crimes haineux, ainsi que les services de police dans les ports du Canada.

Au cours de la conférence de presse de vendredi, M. Mendicino, a évoqué le «fléau de la violence armée» et les meurtres plus tôt cette semaine des policiers de South Simcoe Morgan Russell et Devon Northrup, à Innisfil, en Ontario.

«Nous devons… à toutes les victimes de la violence armée de prendre des mesures décisives maintenant et d’agir rapidement pour éradiquer la violence armée une fois pour toutes», a-t-il déclaré.

M. Mendicino a indiqué que bien qu’il n’y ait pas de solution unique, le gouvernement fédéral veut lutter contre la violence armée en avançant des «lois intelligentes et de bon sens» comme le projet de loi C-21, qui mettrait en œuvre un gel national des armes de poing.

«Nous sommes toujours favorables à une discussion réfléchie sur la meilleure façon d’aller de l’avant, mais j’ai clairement fait comprendre à mes collègues et je suis d’accord que nous devons agir», a-t-il conclu.

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