Le ministre Guilbeault plaide pour un accord mondial sur la biodiversité

MONTRÉAL — Le ministre fédéral de l’Environnement a complété une tournée de deux jours à Washington durant laquelle il a martelé le besoin de conclure un accord mondial pour freiner «le rythme alarmant» de perte de biodiversité. 

Steven Guilbeault a rencontré plusieurs organisations qui militent en faveur de l’environnement ainsi que des élus au cours de cette première visite officielle dans la capitale américaine à titre de responsable des dossiers environnementaux au sein du gouvernement Trudeau. 

Il a notamment souligné l’importance de la prochaine réunion des Nations unies sur la biodiversité qui se tiendra en décembre à Montréal.

«Plusieurs des personnes rencontrées ont manifesté l’intérêt de participer à cette rencontre», a-t-il mentionné en conférence de presse mardi. 

Ces discussions avaient pour but de renforcer la relation entre les deux pays, que ce soit par exemple sur les questions d’énergie, d’électrification des transports, de conservation ou d’espèces menacées, et non de faire pression sur les États-Unis, a précisé M. Guilbeault. 

«C’est une visite où les objectifs sont comment nous pouvons maintenir et même améliorer la collaboration que nous avons sur plusieurs de ces sujets-là», a-t-il expliqué. 

Le ministre s’est par ailleurs montré optimiste quant à l’impact que pourra avoir une récente décision de la Cour suprême des États-Unis sur la diminution des gaz à effet de serre.Un arrêt rendu fin juin limite les pouvoirs de l’Agence pour la protection de l’environnement dans la régulation des émissions provenant des centrales au charbon. 

Selon lui, l’agence pourra continuer de réglementer sur les émissions de mercure présent dans le charbon ou les émissions polluantes des véhicules, par exemple, puisque le plus haut tribunal lui interdit plutôt de prendre des actions en dehors de ses pouvoirs déjà conférés par la loi. 

M. Guilbeault évoque aussi que le marché contribue à rendre les énergies renouvelables davantage intéressantes avec un coût de production «plus bas» que les énergies conventionnelles. 

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