Le ministre Marc Garneau suivra de près l’enquête sur le déraillement à Toronto

SUDBURY, Ont. – Le ministre fédéral des Transports, Marc Garneau, promet d’agir rapidement si les autorités déterminent que le déraillement d’un train de marchandises survenu dimanche matin à Toronto est attribuable à des lacunes en matière de sécurité.

Une partie d’un convoi du Canadien Pacifique (CP) a quitté les voies après en avoir heurté un autre qui roulait en sens inverse, au centre-ville de la métropole canadienne.

La police et les responsables du CP ont indiqué que l’accident ne posait aucun risque pour la sécurité publique. Le CP a soutenu qu’une légère fuite de carburant diesel avait rapidement été contenue et que le convoi qui a déraillé ne transportait pas de matières dangereuses.

Par contre, un porte-parole du Bureau de la sécurité des transports du Canada (BST), Chris Krepski, a affirmé à La Presse canadienne que le convoi transportait en fait une petite quantité de matières dangereuses, dont des contenants pressurisés et des gaz ininflammables, mais qu’aucune fuite n’avait été constatée après l’accident.

Selon le CP, la collision est due à une erreur humaine.

Le ministre Garneau a rappelé, lundi, que le gouvernement fédéral avait déjà resserré les règles de sécurité entourant le transport ferroviaire depuis la tragédie de Lac-Mégantic, qui avait fait 47 morts le 6 juillet 2013. Le ministre attendra la conclusion de l’enquête du BST, qui devra déterminer pourquoi les deux convois circulant en sens inverse se sont heurtés.

«Mon but, c’est de réduire au maximum ce genre d’incidents, et j’ai bien l’intention d’agir rapidement si on détermine que des changements de pratiques sont nécessaires», a-t-il commenté, lundi matin, en marge de la retraite du cabinet fédéral, à Sudbury, dans le nord de l’Ontario.