Le N.-B. signalait jeudi 27 nouveaux cas, dont la moitié dans la région d’Edmundston

FREDERICTON — Le Nouveau-Brunswick signalait jeudi 27 nouveaux cas de COVID-19, dont la moitié dans la seule région durement touchée d’Edmundston, qui est en grand confinement depuis dimanche.

Les responsables de la santé publique précisent que 11 nouveaux cas ont été signalés dans la région de Moncton et deux dans la région de Saint-Jean. Moncton demeure en «phase rouge», tandis que le reste de la province — à l’extérieur d’Edmundston — est en phase orange, la plus basse.

Les rassemblements intérieurs et extérieurs sont interdits à Edmundston, tout comme les déplacements non essentiels à l’intérieur et à l’extérieur de la région. On y a signalé 14 nouveaux cas jeudi. 

Les autorités indiquent qu’il y a actuellement 313 cas actifs et que quatre personnes sont hospitalisées avec la COVID-19, dont deux aux soins intensifs.

Le Nouveau-Brunswick a signalé depuis le début de la pandémie un total de 1202 infections et 16 décès liés à la COVID.

Petite éclosion à T.-N.-L. 

Terre-Neuve-et-Labrador recense de son côté quatre nouveaux cas, dont trois sont liés à un cas signalé mercredi. 

La médecin hygiéniste en chef, Janice Fitzgerald, a précisé jeudi qu’on ignore l’origine de ces trois cas et du cas signalé mercredi. Cette petite éclosion pourrait être la preuve d’une transmission communautaire, a-t-elle dit. Ces quatre personnes ont entre 20 et 39 ans.

Le quatrième cas est lié aux voyages internationaux.

La docteure Fitzgerald a également évoqué un cas suspect dans une garderie, bien qu’aucun cas positif n’ait encore été confirmé en relation avec cet établissement.

La docteure Fitzgerald indique qu’on signale maintenant neuf cas actifs dans la province.

Gare à la culpabilisation

En Nouvelle-Écosse, un groupe de médecins  appelle les citoyens à «se concentrer sur notre humanité commune» et à éviter de stigmatiser ceux qui contractent le virus. 

Dans une lettre ouverte publiée jeudi, sept médecins et un résident en médecine soutiennent que cette stigmatisation pourrait aggraver la pandémie. Les craintes de jugement et de discrimination pourraient entraver les efforts visant à encourager les citoyens à se faire tester et interférer avec la recherche des contacts, estiment les médecins.

Ils admettent aussi que les mesures de santé publique peuvent involontairement aggraver la stigmatisation, parce que les gouvernements concentrent souvent leurs messages sur certaines communautés ou certains groupes d’âge.

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