Le nombre d’accidents ferroviaires a augmenté en 2018, selon le BST

GATINEAU, Qc — Le nombre d’accidents ferroviaires a augmenté de 7 pour cent en 2018 par rapport à l’année précédente, selon un nouveau bilan du Bureau de la sécurité des transports (BST).

Le BST a publié mercredi ses statistiques préliminaires sur les événements de transports qui se sont déroulés l’année dernière et c’est seulement dans les événements ferroviaires qu’il fait état d’une nette augmentation.

Le nombre de cas liés à des avions et des oléoducs a diminué de 2017 à 2018. Les accidents maritimes ont très légèrement crû, mais on ne parle que de quatre cas supplémentaires.

En revanche, 1170 accidents ferroviaires se sont produits en 2018, alors qu’il y en avait eu 1091 en 2017. Il s’agit d’une hausse de 7 pour cent d’une année à l’autre, mais c’est aussi une augmentation de 13 pour cent par rapport à la moyenne quinquennale, établie à 1035 accidents.

Parmi ces accidents ferroviaires de 2018, 125 étaient associés à des matières dangereuses. Une année plus tôt, on dénombrait 115 accidents de ce genre.

Dans tous les accidents de train en 2018, six ont entraîné le déversement de produits dangereux.

Le BST a cependant noté une amélioration des données sur les accidents ferroviaires mortels. En 2018, 57 décès ont été enregistrés à la suite d’accidents ferroviaires, soit 19 de moins que l’année précédente.

Ces statistiques de l’organisme fédéral réjouiront les partisans des oléoducs, puisque le nombre d’incidents et d’accidents liés à ce moyen de transport a fléchi de 2017 à 2018.

Seulement un accident d’oléoduc — survenu en Colombie-Britannique en octobre dernier — a été recensé en 2018, comparativement aux cinq survenus en 2017. Et les événements liés aux oléoducs qui ont mené à un rejet de produit se sont avérés moins nombreux. En 2018, 41 cas ont été enregistrés, comparativement aux 74 de 2017.

Le BST offrira un compte-rendu plus détaillé des événements dans son rapport final, qui doit être publié au printemps.