Le Nouveau-Brunswick se prépare à légiférer sur les animaux exotiques

FREDERICTON — Le gouvernement du Nouveau-Brunswick passe de la parole aux actes et amorce le processus qui mènera à une législation encadrant les animaux exotiques.

La discussion a été ouverte après le décès, en 2013, de deux garçons âgés de 5 et 7 ans qui ont été étouffés par un python.

Le reptile de 4 mètres pesant 45 kilos s’était échappé de son vivier dans l’animalerie située au-dessous du logement où ils se trouvaient, à Campbellton, pour se rendre dans l’appartement par une conduite d’aération.

Le propriétaire de l’animalerie et du logement, Jean-Claude Savoie, avait été innocenté en novembre 2016 d’accusations de négligence criminelle qui avaient été portées contre lui.

Fredericton a promis, mardi, un projet qui réglementera la possession et la propriété d’espèces exotiques au Nouveau-Brunswick.

Le ministre du Développement de l’énergie et des ressources, Rick Doucet, a précisé que la Loi sur les animaux exotiques «renforcera les mesures de protection dans l’intérêt de la sécurité publique, de la santé humaine ainsi que de la santé et de la sécurité de nos espèces indigènes et de leurs habitats».

Le Groupe de travail sur les animaux exotiques a recommandé, en 2015, que le gouvernement examine les lois actuelles, car il jugeait qu’elles ne renfermaient pas des dispositions ni des mesures d’exécution suffisantes concernant la réglementation des animaux exotiques.

Les membres du groupe de travail ont également conclu que les espèces exotiques peuvent présenter des risques importants pour la santé et la sécurité des autres animaux, des écosystèmes et des humains.

Le ministre Doucet a expliqué que la définition d’animal exotique englobera certains poissons, animaux sauvages et invertébrés comme les scorpions et les araignées qui ne sont pas indigènes au Nouveau-Brunswick.

La loi touchera tant l’importation que la possession, la vente, l’exposition publique, la reproduction, l’exportation et la remise en liberté des animaux exotiques.

Des règlements seront élaborés pour décrire les classes des permis, ainsi que les modalités et conditions des permis et le législateur fournira aussi une liste des animaux exotiques pour lesquels un permis ne sera pas obligatoire; un permis sera requis pour tous les animaux n’apparaissant pas sur cette liste.