Le nouvel Institut de la diplomatie québécoise accueille une première cohorte

QUÉBEC — Le coup d’envoi du tout nouvel Institut de la diplomatie québécoise a été donné jeudi, alors qu’une première cohorte composée d’une douzaine d’étudiants s’est inscrite à la session d’automne.

La création de cet institut virtuel, une initiative de la ministre des Relations internationales, Nadine Girault, vise à rendre plus «professionnelle» la diplomatie québécoise, en formant des diplomates aguerris, répondant aux standards pouvant se comparer à ce qui se fait de mieux à travers le monde.

La plupart des États ont une école spécialisée où l’on enseigne le métier de diplomate, mais pas le Québec, qui est pourtant présent partout à l’étranger, grâce à un réseau d’une trentaine de représentations réparties dans 18 pays.

L’absence de formation, combinée au fait que ce genre de postes fait souvent l’objet de nominations politiques, fait en sorte que trop de délégués du Québec ont dû apprendre sur le tas le délicat et complexe métier de diplomate, avec des résultats souvent mitigés.

Dans certains cas, au cours des dernières années, on a offert des postes prestigieux à l’étranger à des personnes n’ayant aucune expérience des relations internationales.

L’institut devrait contribuer à corriger cette anomalie. Dorénavant, on dit vouloir s’assurer que toute personne ayant le privilège de représenter le Québec à l’étranger aura l’expertise requise pour s’acquitter de ses fonctions avec efficacité.

En parallèle, les chefs de poste actuels devront eux aussi contribuer à rehausser la qualité du corps diplomatique québécois en fréquentant l’institut pour parfaire leur formation.

L’institut «soutiendra le virage vers une diplomatie davantage économique et permettra de renforcer l’expertise des équipes pour assurer la prospérité et le rayonnement du Québec à l’étranger», a dit la ministre dans un communiqué publié jeudi.

Ce projet figurait dans la «Vision internationale» du gouvernement, rendue publique en novembre dernier.

Le cursus a été élaboré en collaboration avec des universités et des chaires de recherche, et après consultation de diplomates et d’experts au fait des relations internationales.

Les étudiants, qui recevront une formation virtuelle, pourront se familiariser notamment avec le fonctionnement de l’État québécois, les grands enjeux économiques et politiques, de même que les règles subtiles des relations diplomatiques, à une époque où le monde paraît de plus en plus complexe.

Québec versera dans ce projet 6,7 millions $ en cinq ans.

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