Le NPD met à jour sa politique contre le harcèlement

OTTAWA — «Nous sommes désolés, nous avons échoué et nous nous excusons.» C’est dans ces mots que la présidente du Nouveau Parti démocratique (NPD), Marit Stiles, a présenté la politique contre le harcèlement aux délégués présents au congrès vendredi. C’était l’un des premiers sujets à l’ordre du jour.

Le NPD, qui se définit comme un parti féministe, est lui aussi aux prises avec des allégations de harcèlement sexuel. Au cours des dernières semaines, quatre femmes ont accusé l’ex-député néo-démocrate Peter Stoffer d’avoir eu un comportement inapproprié à leur égard lorsqu’il était en poste. Celui-ci a présenté ses excuses.

Le parti a également demandé à Michelle Flaherty, une professeure de droit de l’Université d’Ottawa, de faire une enquête sur des allégations portées contre le député Erin Weir. Celui-ci s’est vu reprocher des «comportements harcelants» envers des employées du parti dans un courriel de sa collègue Christine Moore, qui n’a pas elle-même été victime des faits allégués mais qui en a entendu parler. M. Weir a dit ignorer ce qui lui est reproché.

Le NPD possède déjà une politique contre le harcèlement moins étoffée. Celle-ci s’appliquait lors des congrès. Avec la mise à jour présentée aux délégués, la politique s’appliquerait à l’ensemble des activités du parti, des associations locales aux instances nationales.

L’ébauche de cette nouvelle politique ne sera pas débattue au cours du congrès du NPD qui se déroule tout le week-end à Ottawa. Les délégués sont toutefois invités à la commenter. Le document final sera ensuite adopté ultérieurement par le conseil fédéral du parti.