Le NPD veut que la GRC abandonne l’usage d’une prise au cou qui a tué George Floyd

OTTAWA — Le chef néo-démocrate, Jagmeet Singh, a déclaré jeudi que le ministre fédéral de la Sécurité publique devrait empêcher la GRC de faire toujours usage d’une controversée technique de «contrôle au cou» lors de ses interventions.

Dans une lettre de mandat remise à la commissaire de la Gendarmerie royale du Canada (GRC), Brenda Lucki, en mai dernier, le ministre Marco Mendicino avait ordonné à la police fédérale de cesser d’utiliser les «techniques de contrôle au cou» en toutes circonstances. 

Mais la GRC a déclaré à la CBC cette semaine que cette pratique n’était pas interdite. 

Cette technique d’immobilisation par prise de cou, dite «étranglement carotidien», est très controversée depuis le meurtre aux États-Unis de George Floyd, en 2020. L’homme noir a été tué lorsqu’un policier de Minneapolis lui a appuyé un genou sur le cou pendant plus de neuf minutes.

M. Singh demande au ministre Mendicino d’exiger de la commissaire Lucki que cette technique soit abandonnée une fois pour toutes au sein de la police fédérale.

Un article publié l’automne dernier dans la revue médicolégale «Journal of Forensic and Legal Medicine» rappelait que les recherches sur le sujet étaient «peu nombreuses». Mais l’article suggérait que la prise de cou pouvait être «sûre et efficace», lors d’affrontements à haut risque, pourvu qu’elle soit pratiquée par des policiers adéquatement formés.

Après le meurtre de George Floyd aux États-Unis, la commissaire Lucki a promis d’examiner l’utilisation de cette technique d’immobilisation. La GRC avait par ailleurs soutenu qu’elle n’enseignait ni n’approuvait aucune technique où des policiers placeraient un genou sur la tête ou le cou d’une personne.

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