Le Parlement étudiant du Québec de retour après deux années pandémiques

MONTRÉAL — Lundi soir, plus d’une centaine d’étudiants feront leur entrée à l’Assemblée nationale et assumeront, le temps d’une semaine, les rôles de chefs de parti, de ministres, de journalistes.

L’événement auquel ils participent est la 36e édition du Parlement étudiant du Québec (PEQ), une simulation politique de six jours où les jeunes de 18 à 25 ans peuvent découvrir les coulisses du pouvoir. La dernière édition remonte à 2020, juste avant l’arrivée des mesures sanitaires.

«Ça reste un lieu éducatif, donc le but est de décortiquer comment fonctionne notre système politique, qu’est ce qui fait qu’on a des lois et comment ça va fonctionner, comment on s’est rendus là», souligne Marie-Pier Désilets, membre du conseil d’administration du PEQ. Elle-même y a participé pendant cinq années, où elle a notamment rédigé un projet de loi et l’a défendu en Chambre.

Antoine Dervieux, lui, a hâte de commencer la simulation. Pour sa première année au PEQ, il sera dans l’équipe des communications du ministère du Transport collectif pour le parti des «Bleu.e.s», historiquement plus à gauche que son adversaire, le parti des «Rouges».

M. Dervieux a déjà participé au Parlement des jeunes, une initiative semblable qui touche les élèves du secondaire. «C’est grâce à ça que je me suis rendu compte que je m’intéressais à la politique et que j’ai surtout eu un autre point de vue de la politique», explique-t-il. À cause de cette expérience, «je m’intéressais aussi à ce qui se passait en Chambre, je m’intéressais aussi aux projets de loi, à les décortiquer pour essayer de mieux les comprendre et ne pas m’arrêter à l’image de base qui est véhiculée dans la presse ou les réseaux sociaux».

Une simulation complexe

Chaque parti passera deux jours et demi dans le rôle du gouvernement et deux jours et demi à l’opposition. Ils pourront alors présenter un budget, des projets de loi et un livre blanc.

Ils toucheront des sujets aussi variés que la publicité, la santé, l’environnement, les travailleurs étrangers et l’économie publique.

Assermentations, discours, commissions parlementaires et périodes des questions seront aussi à l’ordre du jour.

Outre les caucus des «Bleu.e.s» et des «Rouges», une vingtaine d’étudiants incarneront des journalistes. «Ils vont faire des entrevues avec des parlementaires, ils vont faire des scrums, ils vont vraiment les talonner pour sortir des journaux, des émissions de radio, des émissions de télé, pour vraiment donner un aspect très réaliste à l’expérience», indique Mme Désilets.

«Ça demande vraiment beaucoup d’énergie parce que c’est vraiment « nonstop » pendant 6 jours, dit-elle. Mais je pense que ce qui nous allume pendant cette semaine-là, c’est justement (…) les idées qui sont discutées, on est vraiment sur l’adrénaline.»

«Ça m’a amené à avoir une vision beaucoup plus critique et je le recommanderais à toutes les personnes qui s’intéressent de près ou de loin à la politique, conclut M. Dervieux. La politique, si bien utilisée, peut vraiment régler la plupart, sinon tous les problèmes d’une société.»

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