Le Parti libéral s’engage freiner la spéculation sur les terres agricoles

LONGUEUIL, Qc — Un gouvernement libéral réélu freinerait la spéculation sur les terres agricoles.

Il se trouverait ainsi à mettre des bâtons dans les roues de l’entreprise Pangea, dont le président du conseil d’administration est Charles Sirois, un cofondateur de la Coalition avenir Québec (CAQ).

Le chef libéral Philippe Couillard a pris une série d’engagements jeudi matin à l’Union des producteurs agricoles (UPA), afin d’aider les jeunes agriculteurs qui veulent prendre la relève.

Ainsi, dans un deuxième mandat, un gouvernement Couillard limiterait l’achat de terres par des fonds d’investissement à 100 hectares par an.

L’accaparement des terres agricoles par des institutions financières et des fonds d’investissement a fait la manchette au cours des dernières années dans les régions.

L’UPA a régulièrement dénoncé la situation et blâmé le fonds d’investissement Pangea, qui possède des milliers d’hectares dans plusieurs régions.

Or Charles Sirois, le président du c.a. de Pangea, est cofondateur de la CAQ. Mercredi, le chef caquiste a dit devant l’UPA qu’il ne devait rien à personne concernant l’accaparement des terres.

Par ailleurs, Philippe Couillard a réitéré qu’il allait défendre la gestion de l’offre pour la production laitière, dans le cadre des négociations de l’Accord de libre-échange nord-américain (ALENA).

Les libéraux s’engagent également réviser les programmes de la Financière agricole, qui est en quelque sorte l’assureur collectif des producteurs, pour qu’ils prennent mieux en considération les intempéries naturelles.

Aussi, le PLQ s’engage à réviser le controversé programme de crédit de taxes foncières agricoles, qu’il avait renoncé à réformer après une fronde des producteurs en 2017. Québec promet 20 millions $ pour indemniser les producteurs d’ici à la mise en oeuvre du nouveau programme.