Le PQ a présenté son cadre financier, qui respecte les chiffres de la VG

MONTRÉAL — Le PQ a dévoilé son cadre financier jeudi matin, et ses dépenses annoncées s’avèrent moins élevées que celles de la CAQ et du Parti libéral. Au total, les engagements du parti atteindraient 1,4 milliard $ à terme.

Mais il ne sera pas moins généreux envers les citoyens, soutient le parti, car plusieurs mesures annoncées s’autofinancent ou utilisent des fonds déjà disponibles, a-t-il fait valoir.

La Coalition avenir Québec (CAQ) a calculé des promesses électorales de 2,6 milliards $ dans son propre plan financier et celles du Parti libéral s’élèvent à 2,4 milliards $.

Jeudi matin, le PQ s’est targué de s’appuyer — contrairement à la CAQ et au Parti libéral, dit-il —sur les chiffres du Rapport préélectoral de la Vérificatrice générale. Il pourfend d’ailleurs ses deux adversaires pour ne pas avoir respecté cette entente qui devait permettre à tous de s’appuyer sur les mêmes bases, devant du même coup être plus compréhensible pour les citoyens.

On a utilisé le taux de croissance prévu par la vérificatrice générale, a dit le chef du PQ Jean-François Lisée — contrairement aux libéraux, dit-il, qui ont misé sur une croissance plus élevée.

Son plan financier a aussi reçu le sceau de trois économistes indépendants, précise le PQ.

La formation politique augmenterait ses budgets en santé de 4,7 pour cent et de 3,6 pour cent en éducation. En moyenne, les dépenses augmenteraient de 3,3 pour cent sous un gouvernement péquiste, ressort-il du cadre financier.

Le PQ entend toutefois geler l’enveloppe de rémunération des médecins, ce qui lui permettrait à terme de récupérer 1,25 milliard $. Une mesure qui joue son rôle pour l’équilibre des finances publiques. 

La formation péquiste a été la dernière à présenter son cadre financier, juste à temps pour le débat des chefs de jeudi soir.

«Notre cadre tient la route quoiqu’il arrive», a soutenu M. Lisée.

Et c’est le seul cadre financier qui peut faire dire aux Québécois, «les services sont en sécurité», a-t-il ajouté en conférence de presse.

Dans des promesses plus spécifiques, la formation politique s’est engagée, dès son premier mandat, à dépenser 1,4 milliard $ pour améliorer l’accès aux Centres de la petite enfance (CPE).

Elle prévoit également dépenser plus de 1 milliard $ pour favoriser les soins à domicile et quelque 500 millions $ seraient consacrés à l’embauche de préposés et d’infirmiers.

Le PQ dépenserait 200 millions $ pour assurer ce que la vice-cheffe Véronique Hivon a qualifié de «seuil de services» aux enfants en difficulté.

Le parti table sur une croissance des revenus de l’État de 2,3 pour cent à 3,3 pour cent.

M. Lisée n’a aucune autre activité prévue à son horaire jeudi. Le reste de la journée sera consacrée à la préparation pour le premier débat des chefs qui a lieu en soirée.