Le pasteur en fuite Paul Mukendi promet des explications samedi à «19 h Paris»

MONTRÉAL — Le pasteur de Québec Paul Mukendi, qui est en fuite depuis le 20 août, a publié jeudi un message sur les réseaux sociaux dans lequel il promet de s’expliquer samedi «à 19 h Paris | 13h Québec».

«Je parlerai… pourquoi je me suis soustrait à la justice québécoise et quelle sera la suite», a-t-il écrit sur la page de son «ministère».

Mukendi ne s’était pas rendu aux autorités carcérales afin de purger une peine de huit ans de prison après avoir été condamné pour divers crimes, dont des agressions sexuelles sur une mineure.

À la suite de son message, le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) a indiqué que ses enquêteurs déploient «des efforts considérables» pour le localiser et l’amener à faire face à la justice.

«Oui, la police de Québec a la juridiction de Québec, mais en matière de justice, il n’y a pas de limites», a rappelé le sergent David Poitras, un porte-parole du SPVQ, en entrevue avec La Presse Canadienne.

Le policier Poitras a raconté que ses collègues s’étaient rendus à Bogota, en Colombie, en octobre 2018 pour arrêter un suspect d’agression sexuelle.

«On avait travaillé en partenariat avec la GRC, avec Immigration Canada, avec Interpol, a-t-il dit. Donc, si jamais on a des informations comme quoi M. Mukendi serait à l’extérieur du Canada, on a la capacité de travailler avec nos partenaires pour localiser ce dernier et procéder à son arrestation.»

Le sergent Poitras a refusé de dire si les policiers croient que Paul Mukendi est en sol canadien ou à l’étranger étant donné qu’il s’agit d’un dossier d’enquête.

En fuyant la justice, le pasteur avait déclaré être victime d’une «injustice» et que les actes qui lui étaient reprochés «n’ont jamais existé».

La Cour d’appel du Québec avait rejeté quelques jours plus tôt la demande visant à annuler sa condamnation.

En 2019, au terme d’un procès d’environ trois semaines, un jury a déclaré Paul Mukendi coupable de neuf chefs d’accusation concernant une victime qui fréquentait son église.

La victime était mineure lors de certains des crimes perpétrés contre elle. Au procès, elle a relaté que le pasteur lui a fait subir de premiers attouchements sexuels alors qu’elle n’avait que 14 ans. Des rapports sexuels complets ont débuté l’année suivante. À certaines occasions, il l’a violemment battue avant de l’agresser, est-il rapporté dans le jugement de la Cour d’appel.

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