Le PLQ promet un médecin de famille pour tous les patients québécois

QUÉBEC — Un gouvernement Anglade verrait à ce que chaque patient québécois ait un médecin de famille.

C’est là l’engagement pris mardi par la cheffe du Parti libéral du Québec (PLQ), Dominique Anglade, si sa formation est portée au pouvoir le 3 octobre.

Comme lors de chaque rendez-vous électoral, la santé occupera une place de choix dans le discours des politiciens au cours des prochaines semaines, surtout sous l’angle d’un meilleur accès à offrir au réseau de la santé.  

Mme Anglade était de passage en Outaouais pour faire cette annonce, dont les grandes lignes apparaissaient déjà dans la plateforme du parti annoncée précédemment, en juin.

Pour atteindre son objectif, un gouvernement libéral verrait à former 1000 médecins de plus qu’aujourd’hui, ce qui correspond au nombre de médecins manquants pour répondre aux besoins de la population québécoise, selon l’évaluation faite par la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ).

Les quatre facultés de médecine du Québec devraient donc accueillir au total un millier d’étudiants supplémentaires.

Depuis l’accession au pouvoir du gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ), de François Legault, la situation n’a cessé d’empire à ce chapitre. En 2018, on estimait que quelque 400 000 personnes étaient en attente pour figurer sur la liste des patients d’un médecin de famille. Il y en a plus d’un million aujourd’hui.

Le PLQ entend donner la priorité aux personnes souffrant de maladies chroniques ou de maladies mentales, aux aînés et aux personnes handicapées. 

Les libéraux s’engagent aussi à mieux répartir les médecins de famille sur tout le territoire et à créer davantage de groupes de médecine familiale (GMF) pour que le Québec en compte au total 400, dont certains pourraient fonctionner 24 heures sur 24, sept jours sur sept. 

De plus, un gouvernement libéral céderait à une demande constante des médecins de famille, en les autorisant à passer moins de temps à l’hôpital, pour se consacrer principalement à soigner des patients dans leur clinique, une approche qui devrait aider à désengorger les urgences des hôpitaux.

Mme Anglade voudrait aussi, notamment, tripler d’ici 2030 le nombre de «super-infirmières», ces infirmières praticiennes spécialisées (IPS) qui pourraient, dans bien des cas, pour toute une série de problèmes de santé bénins, prendre la relève des médecins dans les GMF.

Les libéraux voudront aussi former davantage d’infirmières et en recruter ailleurs au Canada et à l’étranger. Ils s’engagent aussi à abolir le temps supplémentaire obligatoire, une demande récurrente de la part des infirmières.  

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