Le policier qui a été tué à Calgary la semaine dernière allait devenir père

CALGARY — Un policier tué lors d’une tentative de contrôle routier la semaine dernière était impatient de devenir père pour la première fois, a déclaré sa famille dans un communiqué lundi.

Le sergent Andrew Harnett, âgé de 37 ans, a arrêté un véhicule utilitaire sport à Calgary le soir du Nouvel An et a été heurté et traîné par la voiture quand son conducteur l’a remise en marche. Il est mort environ une heure plus tard.

«Les derniers jours ont été indescriptibles et accablants. L’effusion de soutien que vous nous avez montrée nous aide à traverser cette période difficile», a affirmé la famille de M. Hartnett.

«C’est aussi le reflet du nombre de personnes touchées par Andrew et de l’héritage de la loyauté et de gentillesse qu’il laissera derrière lui.»

M. Harnett laisse dans le deuil sa femme, Chelsea, et un enfant à naître.

«Andrew et Chelsea attendaient également leur premier enfant ensemble à l’été 2021. Andrew n’aurait pas pu être plus excité d’être un père aimant et dévoué», est-il écrit dans la déclaration.

M. Harnett connaissait les risques associés à son emploi, mais il se présentait tous les jours parce qu’il était passionné par son rôle dans la communauté, selon sa famille.

«Andrew aurait tout donné pour la police, et il l’a fait», a-t-elle soutenu.

Le sergent Harnett travaillait au service de police de Calgary depuis 12 ans et auparavant, il avait servi comme policier militaire dans les Forces armées canadiennes.

Un porte-parole de la police a déclaré qu’un mémorial en l’honneur de M. Harnett était toujours en préparation.

Toujours lundi, les deux adolescents accusés relativement à la mort du policier ont fait leur première comparution devant le tribunal tandis qu’un mémorial de fleurs et de ballons s’agrandissait sur les lieux où il a été tué. Des rubans bleus étaient attachés aux arbres, aux lampadaires, aux boîtes aux lettres et aux voitures de police.

Un jeune de 17 ans, qui, selon la police, conduisait le VUS, et un passager présumé, Amir Abdulrahman, 19 ans, étaient joints par téléphone pendant que leur dossier était porté devant le tribunal.

Tous deux sont accusés de meurtre au premier degré. La Couronne a souligné que l’accusation la plus grave est automatique en cas de décès impliquant un policier.

Une audience de mise en liberté sous caution pour le jeune de 17 ans, qui aura 18 ans lundi prochain, est prévue le 19 janvier. Il ne peut être identifié en vertu de la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents.

Après son arrestation, il a été placé en isolement de 14 jours pour limiter la propagation de la COVID-19. Il ne pourra pas se présenter au tribunal en personne tant que sa quarantaine ne sera pas terminée.

«L’adolescent a le droit d’être présent lors de la procédure et je suis préoccupé par une comparution téléphonique», a déclaré le procureur de la Couronne Doug Taylor.

«Le procureur général est obligé de déclarer publiquement que nous nous opposons à la libération de l’adolescent.»

M. Taylor a indiqué qu’il appellerait un témoin et montrerait une vidéo lors de l’audience de mise en liberté sous caution.

L’avocat de la défense Balfour Der, qui représentera M. Abdulrahman, a demandé au tribunal d’ajourner l’affaire de son client jusqu’au 4 février afin qu’il puisse examiner le dossier.

M. Abdulrahman fait face à quatre autres accusations liées à une agression l’automne dernier et à des omissions de comparaître devant le tribunal.

M. Der, qui était auparavant procureur, a déclaré qu’il pouvait comprendre ce que ressentait la communauté lorsqu’un policier est tué.

«C’est toujours difficile dans un cas comme celui-ci», a reconnu M. Der devant le tribunal.

«Il est question que moi, je représente les intérêts de ce jeune homme, je découvre ce qui est là comme preuve et je lui donne  les conseils dont il a besoin d’une manière ou d’une autre», a-t-il ajouté.

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