Le Port de Montréal doit être désinfecté à la suite d’un cas positif de COVID-19

MONTRÉAL — Un débardeur du Port de Montréal a reçu un résultat positif à la COVID-19, ce qui a forcé l’arrêt des activités jusqu’à samedi matin.

Deux quarts de travail ont dû être annulés, soit celui de la soirée de vendredi et celui de la nuit de samedi. Pendant ce temps, une firme spécialisée doit désinfecter toute la machinerie ainsi que les aires communes.

Au même moment, employeurs et syndicat procèdent à une enquête pour retracer tous les débardeurs ayant pu être contaminés. Il est possible que de nombreux travailleurs soient forcés de se retirer temporairement.

Le Syndicat des débardeurs du Port de Montréal a été informé par l’employé malade vendredi après-midi. L’information a rapidement été partagée avec l’Association des employeurs maritimes (AEM) afin de prendre les mesures de précaution nécessaires.

Selon l’organisation des tâches dans le port, jusqu’à neuf débardeurs différents peuvent manipuler le même équipement sur une période de 24 heures, a expliqué le conseiller syndical des débardeurs au sein du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) Michel Murray.

L’employé atteint de la COVID-19 avait agi de prudence et ne s’était pas présenté au travail depuis l’apparition de symptômes grippaux. Contrairement à de nombreux cas diagnostiqués au Québec, l’individu n’aurait pas voyagé à l’étranger d’après son syndicat.

«Le membre s’était déjà placé en retrait préventif depuis quelques jours, alors ça va être facile, je pense, de retracer les gens concernés parce qu’il a été très prévoyant en se retirant», a souligné M. Murray.

Brumisation et rotation

Dans le but de limiter la possibilité qu’un employé puisse contaminer un grand nombre de ses collègues, le syndicat et l’AEM cherchent à limiter la rotation des travailleurs.

«Les débardeurs sont en rotation sur les différentes pièces de machinerie alors dans une journée il peut y avoir neuf débardeurs qui s’assoient sur un siège d’un camion qui transporte des conteneurs et le lendemain il peut y en avoir neuf autres», décrit Michel Murray.

Les deux parties discutent de manières de réduire les rotations.

Par ailleurs, un système de brumisation a été mis en place. Cela consiste à asperger les équipements de produits désinfectants qui immunisent la machinerie durant 72 heures contre tout germe ou virus.