Le PQ présentera des mesures pour des emplois liés à l’économie verte

QUÉBEC — L’opposition officielle péquiste présente de nouvelles mesures pour permettre aux travailleurs dont l’emploi est menacé par la transition énergétique de rebondir.

La Presse canadienne a obtenu un sommaire des propositions qui seront présentées jeudi au cours d’un forum à Montréal.

S’il forme le prochain gouvernement le 1er octobre, le Parti québécois veut mettre sur pied des programmes de formation pour que des personnes qui occupent des emplois appelés à disparaître en raison de l’avènement de l’économie verte puissent acquérir de nouvelles compétences et être embauchées dans des postes d’avenir.

Une délégation d’élus péquistes ira expliquer en détails ses propositions au Sommet pour une transition énergétique juste à Montréal jeudi. Ce forum organisé par l’Institut du Nouveau Monde regroupera notamment de grands syndicats, Greenpeace et la Fondation David Suzuki.

Les émissaires du PQ seront les députés Alain Therrien, Sylvain Rochon, Guy Leclair, ainsi que le candidat dans la circonscription de Pointe-aux-Trembles, Jean-Martin Aussant.

Ainsi, en vertu des mesures proposées, des travailleurs du secteur pétrolier qui pourraient éventuellement être menacés par la transition énergétique, ou encore des camionneurs qui pourraient être supplantés par d’éventuels véhicules autonomes, pourront être formés et convertis pour occuper de nouvelles fonctions, que ce soit dans l’assainissement des eaux, les énergies renouvelables, etc.

La formation continue sera également privilégiée, a-t-on fait savoir. Par exemple, des architectes pourront se familiariser avec les nouvelles technologies du bâtiment plus écologiques ou les toits verts.

Par ailleurs, pour pouvoir justement détecter les tendances et s’ajuster aux nouvelles réalités, un gouvernement péquiste fonderait un Observatoire des emplois et des métiers de l’économie verte, en s’inspirant de celui qui a été mis sur pied en France.

L’Observatoire viserait à «anticiper les besoins de la main-d’oeuvre, à produire des statistiques et de la documentation pour tous les acteurs de la société civile, à identifier les compétences requises et les formations nécessaires pour répondre aux besoins des employeurs et accompagner les personnes concernées par ces changements», peut-on lire dans le document.

Le PQ avait déjà auparavant rendu publique une stratégie de transformation industrielle vers l’économie verte, élaborée à la suite de consultations avec plusieurs secteurs économiques.

Elle vise notamment à tirer un meilleur parti de la bourse du carbone actuelle entre le Québec et la Californie, pour éviter la fuite des capitaux vers les États-Unis, notamment grâce à une refonte du crédit d’impôt en recherche et développement.

Ce plan a également pour objectif de donner un meilleur accès au capital pour les entreprises, afin de hausser les investissements en modernisation et améliorations environnementales.