Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse rejette la demande d’une papetière

HALIFAX — Le premier ministre de la Nouvelle-Écosse, Stephen McNeil, a rejeté la demande d’une papetière qui souhaitait repousser la date limite pour cesser de déverser des eaux usées près d’une Première Nation, prévue pour le 31 janvier.

Les propriétaires de l’usine Northern Pulp près de Pictou, en Nouvelle-Écosse, ont déclaré qu’un refus du gouvernement entraînerait la fermeture de l’installation et la suppression de 300 emplois à l’usine et d’environ 2400 de plus dans le secteur forestier.

L’entreprise, détenue par Paper Excellence, basée en Colombie-Britannique, avait soumis des plans pour construire un pipeline pour pomper quotidiennement 85 millions de litres d’effluents traités dans le détroit de Northumberland, au lieu des lagunes près de la Première Nation de Pictou Landing.

Mais le gouvernement a déclaré à deux reprises à l’entreprise qu’elle n’avait pas fourni suffisamment d’informations pour permettre une évaluation adéquate de l’impact du plan sur la santé humaine et l’environnement.

Jeudi, les propriétaires de l’usine ont réitéré leur avertissement voulant que l’installation serait fermée à moins que la date limite, inscrite dans la législation de 2015, ne soit repoussée et que l’usine ne soit autorisée à continuer de déverser les effluents dans Boat Harbour.

L’ancien ministre de l’Environnement de la Nouvelle-Écosse, Iain Rankin, a décrit le déversement d’effluents toxiques dans les lagunes comme l’un des pires cas de racisme environnemental au Canada.