Le premier ministre de Nouvelle-Écosse réplique aux critiques de Kevin O’Leary

HALIFAX – Écorché mercredi par Kevin O’Leary, le premier ministre de Nouvelle-Écosse a répliqué jeudi que l’aspirant chef du Parti conservateur du Canada devrait se mêler de sa campagne à la direction.

Stephen McNeil répondait à une «lettre ouverte» que lui avait adressée la veille l’homme d’affaires sur sa page Facebook. M. O’Leary accusait le premier ministre libéral d’être responsable de l’économie «peu florissante» de la province, à cause de politiques publiques et fiscales qui nuisent selon lui à l’exploration et à l’exploitation du gaz naturel et du pétrole.

Interpellé à sa sortie de la réunion du cabinet, jeudi, le premier ministre McNeil a rappelé quelques indicateurs économiques favorables — notamment une croissance de la population, qui a atteint des sommets historiques l’an dernier, et une hausse des exportations.

Il a soutenu que la Nouvelle-Écosse est maintenant perçue comme l’«étoile montante de l’Est» en matière de démographie et d’économie.

La publication de M. O’Leary sur Facebook avait été «aimée» par près de 4000 internautes au lendemain de sa publication.

M. O’Leary, vedette de la téléréalité «Shark Tank», version américaine de «Dans l’oeil du dragon», vit surtout à Boston. Originaire de Montréal mais unilingue anglais, il avait annoncé sa candidature à la direction du Parti conservateur du Canada le 18 janvier, au lendemain du débat en français des candidats, à Québec.

«Par le biais des médias, je rejoins chaque semaine des millions de Canadiens, et je leur ai tous promis de lever le voile sur la médiocrité et l’incompétence des gouvernements lorsque j’en serai témoin», écrivait-il au premier ministre McNeil, mercredi. «Alors, vous êtes prévenu: il serait temps de faire mieux pour les citoyens de Nouvelle-Écosse. Sans quoi? Eh bien, vous pouvez demander à votre amie Kathleen Wynne où elle s’est retrouvée dans les sondages lorsque je me suis mis à écrire des billets.»

M. O’Leary avait traité la première ministre ontarienne d’«incompétente», en janvier, en l’invitant à déclencher des élections générales anticipées. Il avait aussi écrit des «lettres ouvertes» à la première ministre néo-démocrate de l’Alberta, Rachel Notley, l’an dernier, avant de se lancer dans la course conservatrice.