Le président du syndicat à la GRC souhaite une révision des services aux communautés

OTTAWA — Le président du syndicat des policiers de la GRC affirme qu’il est temps d’examiner en profondeur comment la police fédérale peut mieux desservir les collectivités à travers le pays.

Brian Sauvé, président de la Fédération de la police nationale (20 000 membres), affirme qu’un tel examen pourrait contribuer à déterminer combien de policiers sont nécessaires – et à quel endroit – pour résoudre des problèmes tels que la criminalité en milieu rural.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) fournit, sur une base contractuelle, des services policiers à toutes les provinces — sauf au Québec et en Ontario, qui ont créé leurs propres corps policiers —, ainsi qu’aux trois territoires nordiques et à quelque 150 municipalités.

Dans sa lettre de mandat, le premier ministre Justin Trudeau a demandé en décembre au ministre de la Sécurité publique, Marco Mendicino, de «mener une évaluation de la police contractuelle, en consultation avec les provinces, les territoires, les municipalités, les partenaires autochtones et les intervenants».

Une note interne du ministère de la Sécurité publique, publiée il y a deux ans, prévenait que la demande dépasse la capacité de la GRC à recruter et former de nouveaux policiers, ce qui provoquait des pénuries qui entraînent des problèmes de santé et de mieux-être au sein de la police fédérale. 

On signalait par ailleurs chez les «clients» de la GRC une «grogne croissante» au sujet des coûts et du manque de policiers sur le terrain, et de l’effet qui en résulte sur la sécurité dans les communautés.

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