Le prix des loyers augmente malgré la hausse du taux d’inoccupation

MONTRÉAL — La hausse marquée du coût du loyer moyen s’est poursuivie dans les villes canadiennes en 2020, et ce, même si le taux d’inoccupation a augmenté dans les grandes villes comme Toronto, Montréal et Québec, en raison de la pandémie.

Le taux d’inoccupation global dans les grandes villes du pays est passé de 2,0 % en 2019 à 3,2 % en 2020, selon l’enquête annuelle de la Société canadienne d’hypothèques et de logement (SCHL).

Cette hausse est attribuée aux conséquences économiques de la pandémie.

«Le recul de l’immigration internationale, la diminution du nombre d’étudiants locataires et la détérioration des conditions d’emploi ont contribué au ralentissement de l’afflux de nouveaux locataires», peut-on lire dans le rapport de la SCHL.

Malgré l’augmentation du taux d’inoccupation, le Regroupement des comités logement et associations de locataires du Québec (RCLALQ) demeure inquiet et rappelle la nécessité d’accroître l’offre de logements locatifs.

«La province est donc toujours sous le seuil d’équilibre de 3 %, ce qui rend la recherche de logements difficile. Seules deux régions métropolitaines de recensement (RMR) ont aussi vu leur taux d’inoccupation augmenter en 2020: 2,7% pour Montréal et 2,7 % pour Québec », a souligné la RCLALQ dans un communiqué.

Même inquiétude du côté du FRAPRU, qui souligne que cette hausse est liée à des facteurs temporaires liés à la crise sanitaire et que le taux d’inoccupation risque de rebaisser rapidement dès que celle-ci s’estompera.

Le FRAPRU a souligné que les logements qui s’adressent aux ménages gagnant moins de 36 000 $ par année sont toujours aussi rares, alors que le taux de logements inoccupés se situent autour de 1,5 %. 

Ce qui fait dire à la porte-parole du FRAPRU, Véronique Laflamme, que « même s’il y a plus de logements disponibles, ça ne met pas plus d’argent dans leurs poches». 

Le prix des loyers continue d’augmenter

Toujours selon l’étude publiée jeudi, à l’échelle nationale, le loyer moyen des logements de deux chambres a augmenté de 3,6 % pour s’établir à 1165 $.

Ces augmentations de loyer font particulièrement mal aux locataires à faible revenu, a tenu à rappeler le RCLALQ qui réclame l’intervention de la ministre des Affaires municipales, Andrée Laforest, pour qu’elle instaure un «gel des loyers».

«Pour les 195 000 ménages locataires qui accordent plus de 50 % de leur revenu au paiement du loyer, ces hausses signifient trop souvent de devoir couper dans leurs autres besoins de base», a indiqué le RCLALQ dans son communiqué.

Selon Québec solidaire (QS), l’augmentation du coût moyen des loyers de 4,2 % dans la dernière année à Montréal est «la plus forte hausse enregistrée depuis 2003».

QS demande également un gel des loyers.

«C’est une preuve de plus s’il en fallait que le gouvernement de la CAQ doit de toute urgence décréter un gel des loyers au Québec pour l’année 2021, tel que l’a réclamé Québec solidaire au début de l’année», a écrit le porte-parole de QS, Andrés Fontecilla.

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En passant, un petit mot pour les proprios, c,est vraiment la période pour profiter de la misère des gens. Du jamais vu, une hausse aussi faramineuse que les loyers, du vrai vol. Surtout qu’on sait que la plupart de proprios ne sont pas forts soit sur les rénos ou tout simplement venir faire des réparations.
La Régie du logement devrait mettre son pied à terre et dire que ça cesse.
C’est mon opinion et je trouve ça exagérer

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