Le prochain débat des candidats à la chefferie du PCC sera en français

OTTAWA – Le prochain débat de la course à la chefferie du Parti conservateur du Canada aura lieu mardi, au centre des congrès de Québec.

Il s’agit de l’unique joute oratoire officielle qui se déroulera exclusivement en français, alors que certains des 13 candidats à l’investiture peinent à s’exprimer dans cette langue.

En entrevue avec La Presse canadienne, les deux aspirants-chefs québécois, Maxime Bernier et Steven Blaney, ont dit accorder une grande importance à ce troisième de cinq débats officiels.

M. Blaney soutient que le 17 janvier marque une «nouvelle phase de la campagne», qui bénéficiera selon lui d’une plus grande attention médiatique.

Il dit se préparer à mettre de l’avant les éléments de sa campagne qu’il juge les plus «distinctifs», dont sa revendication d’une meilleure intégration des nouveaux arrivants.

Le candidat Maxime Bernier s’attend pour sa part à un débat plus animé que les précédents grâce à l’attribution de droits de réplique.

Joint par téléphone à Vancouver, le député de Beauce a encouragé ses rivaux anglophones à y participer.

«Plus on est, plus il y a d’idées», a-t-il lancé.

Interrogé sur l’importance du bilinguisme, Steven Blaney s’en est remis aux membres du parti, soulignant toutefois qu’un chef unilingue ne correspondait pas à sa vision du Canada.

«Je fais entièrement confiance aux membres et aux militants pour choisir un chef qui sera en mesure d’affronter Justin Trudeau dans un débat — que ce soit bilingue, en français ou en anglais», a-t-il soutenu.

L’élu de Bellechasse–Les Etchemins–Lévis a toutefois salué les efforts de ses adversaires et des autres députés conservateurs qui cherchent à améliorer leur maîtrise du français.

Quant aux chances du prochain chef conservateur de devenir premier ministre, il avance que la lune de miel avec le gouvernement de Justin Trudeau s’est transformée en «un lendemain de veille».

La course à la direction du parti demeurera ouverte à de nouveaux candidats jusqu’au 24 février. L’homme d’affaires Kevin O’Leary, qui ne parle pas français, est soupçonné de vouloir s’y lancer après le débat de mardi.

Les conservateurs doivent désigner leur nouveau chef le 27 mai.