Justin Trudeau annonce la date du sommet avec les É.-U. et le Mexique

OTTAWA – C’est le 29 juin à Ottawa que se tiendra le prochain sommet entre le Canada, les États-Unis et le Mexique.

Par la même occasion, le président américain Barack Obama donnera un discours à la Chambre des communes. Le président mexicain Enrique Pena Nieto, quant à lui, sera pendant trois jours au Canada, en visite officielle. Il arrivera au pays le 27 juin.

Le Canada devait être l’hôte du sommet des trois pays d’Amérique du Nord l’an dernier, mais la rencontre n’a jamais eu lieu. À l’époque, un froid s’était installé entre Ottawa et Mexico parce que le gouvernement Harper avait instauré une obligation de visa aux visiteurs mexicains. La résistance du président Obama au projet d’oléoduc Keystone XL était également très mal reçue par Stephen Harper.

Aujourd’hui, Justin Trudeau promet de changer le ton avec ses voisins.

«C’est une priorité pour le gouvernement sur laquelle on est en train de travailler avec diligence», a dit le premier ministre libéral, mercredi, en réponse à une question sur l’annulation du visa pour les Mexicains.

«Nous espérons avoir des bonnes choses à annoncer dans les semaines et les mois à venir», a-t-il ajouté, au cours d’une conférence de presse, mercredi après-midi. Il a même dit espérer que cette annonce se fasse avant la visite de la fin du mois de M. Pena Nieto.

Interrogée sur la question des visas à sa sortie de caucus, la leader par intérim du Parti conservateur, Rona Ambrose, a défendu les gestes de l’ancien gouvernement.

«Cette affaire a pris naissance à cause du grand nombre de Mexicains qui demandaient un statut de réfugiés (au Canada)», a-t-elle offert comme explication.

Reprochant à ces demandeurs d’avoir pris la place de «vrais réfugiés», Mme Ambrose a dit que si l’imposition des visas pendant un certain temps a fait disparaître ce problème, Ottawa peut bien maintenant annuler la mesure. «Mais ils doivent garder l’oeil ouvert parce que ça coûte beaucoup d’argent et ça veut dire que les dossiers des vrais réfugiés n’arrivent pas à être traités», a-t-elle prévenu.