Le Programme national d’ADN permet d’identifier le corps d’un homme

CALGARY — Le corps d’un homme qui manquait à l’appel, et dont la famille vit au Québec, a été identifié dans la banque de données du Programme national d’ADN pour les personnes disparues, une première au pays selon la police de Calgary.

La base de données, gérée par la GRC, a été créée l’année dernière pour faciliter les enquêtes sur les personnes disparues et les corps non identifiés.

La police de Calgary a déclaré que le corps d’un sans-abri avait été retrouvé à l’intérieur d’une tente dans un campement en 2017 par un bon samaritain. Sa mort n’était pas considérée comme suspecte.

«Nous croyons qu’il a été là pendant cinq à six mois. Il y avait donc un état de décomposition assez avancée à cause de la chaleur intense pendant l’été de cette année-là», a déclaré l’agent Gord Fraser mardi.

«En raison de l’état du corps, obtenir un échantillon d’ADN utilisable s’est avéré difficile. Les deux premiers étaient trop décomposés malheureusement. Avec le troisième échantillon, beaucoup plus volumineux, nous avons réussi à obtenir un profil d’ADN réussi.»

Les seuls biens personnels dont l’homme disposait étaient un téléphone cellulaire lourdement endommagé et une carte SIM. Les membres de l’unité Criminalistique numérique ont pu récupérer des données stockées sur le téléphone, ce qui a conduit les enquêteurs à identifier plusieurs courriels faisant allusion à l’identité du propriétaire du téléphone.

«Sa famille au Québec croyait qu’il se trouvait dans la région de Calgary, mais elle n’avait pas eu de contact avec lui depuis quelque temps», a déclaré le sergent d’état-major Martin Schiavetta de l’unité des personnes disparues de la police de Calgary.

«Même s’il s’agit d’une circonstance tragique, avertir la famille, permet de clore le dossier – à bien des égards, cela fait aussi partie du processus de guérison pour les membres de la famille», a-t-il déclaré.

La banque de données du Programme national d’ADN contient environ 500 000 échantillons.

Selon l’agent Gord Fraser, une correspondance positive avait été établie parce que la personne figurait déjà dans la banque de données génétiques de la GRC sur les délinquants connus.

«Normalement, nous aurions besoin d’un échantillon familial à des fins de comparaison. Dans ce cas, nous n’avions pas à le faire, car la source de l’ADN existait déjà dans la banque de données sur les délinquants», a-t-il déclaré.

Kathy Murphy, responsable de l’unité des personnes disparues de la banque de données du Programme national d’ADN, a indiqué que ce cas était probablement le premier d’un grand nombre de cas résolus.

«Plus nous avons de profils, plus nous avons de chances de faire une identification et de ramener plus de personnes à la maison», a-t-elle déclaré.

«Nous sommes impatients de faire avancer plus d’enquêtes à l’avenir.»