Le rapport Viens sur les Autochtones sera déposé lundi, confirme la ministre

QUÉBEC — Le rapport Viens sur les relations entre les Autochtones et certains services publics sera finalement déposé lundi, à Val-d’Or, confirme la ministre Sylvie D’Amours.

Ce rapport fort attendu par les chefs autochtones était initialement censé paraître vendredi, jour d’une grande mobilisation pour le climat qui l’aurait probablement éclipsé. 

Plusieurs leaders autochtones avaient d’ailleurs dénoncé la situation à Radio-Canada Abitibi-Témiscamingue en début de semaine. Il s’agissait selon eux d’une stratégie du gouvernement du Québec pour «invisibiliser» la sortie du rapport.

Le chef de l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador (APNQL), Ghislain Picard, avait gazouillé: «Comme tout bon gouvernement, lorsqu’il s’agit des Autochtones, le plus loin possible dans la semaine, en même temps que la grande marche sur le climat à Montréal. Où seront les caméras vous pensez?»

«J’ai lu sur les médias sociaux, a répondu la ministre D’Amours en entrevue avec La Presse canadienne. Il y a des discussions qui ont eu lieu. (…) D’un commun accord, tout le monde, on a décidé que ce serait lundi prochain pour qu’on puisse être présent parce qu’on trouvait ça vraiment important.» 

La ministre des Affaires autochtones promet d’accueillir le rapport du juge à la retraite Jacques Viens avec «une grande ouverture» et de le lire avec «grand intérêt».

«C’est un rapport qui est très important, a-t-elle déclaré. C’est le gouvernement du Québec à l’époque qui l’a demandé, donc c’est une volonté gouvernementale.»

La commission Viens s’est penchée pendant plusieurs mois sur les causes sous-jacentes à la violence, à la discrimination systémique et aux traitements différents qui pourraient exister à l’égard des Autochtones dans le cadre de la dispensation de certains services publics.

Créée par l’ex-premier ministre Philippe Couillard en décembre 2016, elle devait notamment ramener un climat de confiance entre les policiers de la Sûreté du Québec et les femmes autochtones de Val-d’Or.

Les autorités autochtones n’ont pas digéré qu’aucun policier n’ait fait l’objet d’accusations à la suite des plaintes d’agressions sexuelles déposées par certaines d’entre elles.

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