Le Royaume-Uni s’inquiète de la disparition d’un employé consulaire en Chine

PÉKIN, Chine — Le ministère britannique des Affaires étrangères se dit «extrêmement préoccupé» par la disparition d’un employé du consulat à Hong Kong depuis qu’il s’est rendu en Chine continentale pour un voyage d’affaires.

Dans un communiqué, le Foreign Office réclame des informations de Hong Kong et de la province du Guangdong sur le sort de cet employé, qui a été arrêté alors qu’il traversait la ville de Shenzhen pour rentrer à Hong Kong.

Les médias locaux l’ont identifié comme étant Simon Cheng Man-kit, qui travaille au consulat comme agent en commerce et investissements dans le département du développement international de l’Écosse. Des informations indiquent qu’il aurait assisté à un événement professionnel à Shenzhen le 8 août mais ne serait jamais retourné à Hong Kong, bien qu’il prévoyait le faire le même jour.

«Nous sommes extrêmement préoccupés par les informations selon lesquelles un membre de notre équipe aurait été arrêté alors qu’il revenait de Shenzhen à Hong Kong. Nous fournissons un soutien à sa famille et demandons des informations supplémentaires aux autorités de la province du Guangdong et de Hong Kong», indique le communiqué transmis par l’ambassade britannique à Pékin.

On ne sait pas si l’homme possédait un passeport diplomatique, mais l’arrestation d’un membre du personnel consulaire de tout statut ou rang est très inhabituelle. En dépit de la déclaration par Pékin d’un «âge d’or» dans les relations sino-britanniques, ces dernières se sont tendues ces derniers mois dans le contexte des manifestations prodémocratie à Hong Kong, qui a été une colonie britannique pendant 156 ans jusqu’à sa rétrocession à la Chine en 1997.

Le gouvernement écossais a déclaré qu’il était en contact avec le ministère des Affaires étrangères à propos de cette affaire.

«Nous sommes au courant de cet incident et nous nous inquiétons pour le bien-être de M. Cheng», a-t-il déclaré.

Interrogé à ce sujet lors d’un point de presse quotidien mardi, le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Geng Shuang, a répondu: «Je ne suis pas au courant de cela.»

La police de Hong Kong a de son côté indiqué qu’elle se penchait sur le dossier après avoir été informée de la disparition d’une personne le 9 août, mais a précisé qu’elle ne pouvait divulguer plus de détails en raison des règles entourant la protection de la vie privée.

La surintendante principale Kong Wing-cheung a déclaré que la police de Hong Kong n’avait pas été informée par les autorités de Chine continentale en vertu d’un accord de notification mutuelle mis en place pour de telles situations.

Les attachés de presse de la police du Guangdong et du ministère de la Sécurité publique n’ont pu être joints par téléphone. Le ministère n’a pas immédiatement répondu aux questions télécopiées au sujet de cette affaire.