Le scientifique James Lovelock, auteur de l’hypothèse de Gaïa, meurt à 103 ans

LONDRES — Le scientifique anglais James Lovelock, auteur de l’hypothèse de Gaïa – selon laquelle la Terre serait un organisme vivant qui serait fortement menacé par les activités humaines – est décédé le jour de son 103e anniversaire.

La famille a confirmé mercredi que M. Lovelock est décédé la veille au soir «chez lui, entouré de sa famille» des complications liées à une chute. Selon ses proches, M. Lovelock était toujours en mesure de marcher et de donner des entrevues jusqu’à il y a environ six mois, mais son état de santé s’est «détérioré à la suite d’une vilaine chute plus tôt cette année».

Né en 1919, James Lovelock a étudié la chimie, la médecine et la biophysique au Royaume-Uni et aux États-Unis. Il a travaillé pour le Conseil de la recherche médicale, en Angleterre, en plus de prêter son expertise aux programmes de la NASA pour l’exploration lunaire et martienne, en Californie. Malgré tout, il a passé la majeure partie de sa carrière de façon indépendante.

M. Lovelock a notamment mis au point un dispositif permettant de mesurer les chlorofluorocarbones appauvrissant la couche d’ozone dans l’atmosphère et les polluants présents dans l’air, le sol et l’eau.

L’hypothèse de Gaïa, développée dans les années 1970, décrit la Terre comme un système complexe capable de s’autoréguler. C’est ce système qui aurait permis de créer les conditions essentielles à la vie et à la maintenir.

Selon M. Lovelock, les activités humaines viendraient complètement déréguler le système de la Terre.

«La biosphère et moi sommes tous deux dans le dernier point de pourcentage de notre vie», avait-il imagé lors d’une entrevue avec le Guardian en 2020.

D’abord écartée par de nombreux scientifiques, l’hypothèse de Gaïa a regagné de la popularité lorsque les impacts des humains sur la planète sont devenus une source de préoccupation majeure, du moins en raison de sa capacité à illustrer le phénomène.

La théorie est nommée en l’honneur de Gaïa, la déesse grecque de la Terre.

M. Lovelock laisse dans le deuil sa femme Sally, ainsi que ses enfants Christine, Jane, Andrew et John.

«Aux yeux du public, il était surtout connu comme un pionnier scientifique, un prophète du climat et le concepteur de l’hypothèse de Gaïa, ont-ils indiqué dans un communiqué. Pour nous, il était un mari aimant et un père merveilleux avec un sens de la curiosité sans limite, un sens de l’humour espiègle et une passion pour la nature.»

La famille a précisé qu’il y aurait des funérailles privées, suivies d’un service commémoratif public à une date ultérieure.

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