Le secteur de l’automobile critique les patrons pressés de joindre le PTP

OTTAWA — Les entreprises canadiennes de pièces d’automobile et leurs travailleurs syndiqués critiquent un groupe d’hommes d’affaires influents qui pressent le gouvernement libéral de se joindre rapidement à la nouvelle mouture du Partenariat transpacifique (PTP).

Selon eux, le premier ministre Justin Trudeau a eu raison de retarder la signature du nouveau PTP, le mois dernier, en marge d’un sommet de la Coopération économique pour l’Asie-Pacifique à Da Nang, au Vietnam. Ils jugent en outre que ceux qui critiquent cette décision du gouvernement sont mal avisés.

Les présidents de l’Association des fabricants de pièces d’automobile du Canada et d’Unifor — le plus grand syndicat du secteur privé au Canada — affirment que le PTP n’est pas favorable aux petites et moyennes entreprises de pièces d’automobile et à leurs employés.

Flavio Volpe et Jerry Dias ont tous deux estimé que les libéraux devraient procéder lentement pour s’assurer que leur secteur ne subisse pas les dommages qui avaient été acceptés en guise de concessions par le gouvernement conservateur précédent, dans les négociations du PTP original. Selon eux, certaines mesures auraient donné aux constructeurs automobiles japonais un avantage injuste sur le marché canadien.

Plus tôt cette semaine, le Conseil canadien des affaires a transmis au premier ministre une lettre ouverte signée de la main de 18 chefs de la direction. Ceux-ci faisaient valoir qu’il était temps, pour le Canada, d’adhérer immédiatement à la nouvelle version du PTP, après le retrait des États-Unis.

John Manley, le président du Conseil, a indiqué qu’il était impératif pour les libéraux de signer l’accord, sans quoi l’Asie irait de l’avant sans le Canada, alors que le pays a besoin de diversifier son portefeuille commercial.

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