Le sexisme envers les politiciennes dénoncé dans la campagne électorale à T.-N.-L.

SAINT-JEAN, T.-N.-L. — Un nombre sans précédent de femmes se présente aux élections à Terre-Neuve-et-Labrador, et les chefs de parti dénoncent le sexisme et les attaques verbales auxquels certaines d’entre elles sont confrontées pendant la campagne.

Le chef libéral et premier ministre sortant, Andrew Furey, a déclaré lundi qu’un comportement sexiste et abusif à l’égard des candidates était «totalement inacceptable».

La semaine dernière, la députée libérale sortante Sarah Stoodley a déclaré qu’elle recevait régulièrement des courriels très inquiétants d’électeurs. La candidate soutient qu’elle a perdu jusqu’ici environ une demi-journée de campagne à discuter avec la police de ces courriels haineux. 

«Je pense que nous devons faire mieux», a déclaré lundi le chef libéral aux journalistes lors d’un arrêt de campagne au Labrador. «Le gouvernement doit faire mieux, la société doit faire mieux.»

La cheffe du Nouveau Parti démocratique, Alison Coffin, a déjà évoqué à plusieurs reprises qu’elle faisait l’objet de commentaires sexistes en ligne, mais aussi au sein même de l’Assemblée législative. «C’est tout à fait inapproprié, et je n’en resterai pas là», déclarait-elle aux journalistes la semaine dernière.

La candidate progressiste-conservatrice Kristina Ennis a raconté qu’on lui avait posé des questions condescendantes sur son âge pendant la campagne électorale — des questions qu’on ne pose pas aux candidats masculins de son âge, selon elle.

Le dépôt des candidatures prenait fin samedi: sur les 127 candidats inscrits, 39 sont des femmes, deux se décrivent comme non binaires et une comme personne transgenre.

Les chefs de parti ont lancé la deuxième semaine de la campagne, lundi, en vue du scrutin le 13 février. M. Furey a promis qu’un gouvernement libéral créerait un portail en ligne visant à connecter les investisseurs aux entreprises et innovateurs de la province. 

Le candidat libéral John Hogan, qui se présente contre le chef conservateur dans Windsor Lake, a appelé Ches Crosbie à s’excuser pour le soutien passé de son parti au projet hydroélectrique en difficulté de Muskrat Falls.

Le projet, dont les coûts sont passés de 7,4 à 13,1 milliards $, avait été appuyé par le gouvernement progressiste-conservateur de Danny Williams et par sa successeure Kathy Dunderdale.

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