Le sort de l’Alberta relié aux oléoducs est aussi celui du pays, déclare Notley

EDMONTON – La première ministre de l’Alberta, Rachel Notley, a profité d’un discours télévisé, jeudi, pour prononcer son plaidoyer le plus musclé à ce jour sur le besoin de nouveaux oléoducs, disant que le sort de l’Alberta était aussi celui du Canada.

Mme Notley a déclaré que tous les Canadiens pouvaient bénéficier d’un secteur énergétique solide.

Dans son discours de 15 minutes, préenregistré et diffusé sur trois réseaux, la première ministre a lancé un appel à plus d’aide du fédéral, affirmant que la province ne pouvait pas continuer à contribuer à l’économie canadienne «sans le soutien du Canada». Selon elle, cela implique la construction d’un oléoduc «moderne et soigneusement réglementé» jusqu’aux côtes.

Mme Notley a soutenu qu’il y avait désormais une «feuille de route équilibrée» pour développer l’industrie pétrolière, et qu’il fallait en arriver à un «’oui’ sur un projet d’oléoduc».

La première ministre tente d’accroître les appuis au projet d’oléoduc Énergie Est, qui transporterait le pétrole de l’Alberta vers des ports du Nouveau-Brunswick, en passant par le Québec.

Elle a dit croire que toutes les provinces comprenaient l’importance de cet enjeu.

Il s’agissait d’un discours au caractère informel, Mme Notley apparaissant à l’écran dans sa cuisine, avec un bol de fruits à proximité.

La première ministre a abordé plusieurs enjeux provinciaux à l’approche du dépôt du budget 2016-2017 la semaine prochaine. Elle a voulu réduire les attentes des syndicats pour les négociations à venir, disant qu’il fallait «vivre selon ses moyens», et a réitéré que le déficit devrait être supérieur à 10 milliards $.

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« Mme Notley a déclaré que tous les Canadiens pouvaient bénéficier d’un secteur énergétique solide. » et pourtant au cours des dernières décennies alors que les Prairies voguaient sur les flots tranquilles de leur pétrole, les industries manufacturières du centre du pays s’enfonçaient de plus en plus à cause du coût du dollar qui rendait l’exportation pour ainsi dire impossible, un dollar essentiellement propulsé par les prix du pétrole. Alors, oui je comprends, je comprends que c’est souffrant, ça fait plus de dix ans qu’on le vit sans compter que ceux-la même qui nous reprochent de bénéficier de la péréquation sont en partie responsables de la situation sans compter les fonds payés pas nos impôts pour le développement de l’industrie pétrolière. Vous me pardonnerez donc de ne verser que quelques larmes.