Le Sri Lanka bloque l’accès aux réseaux sociaux après une flambée de violence

COLOMBO, Sri Lanka — Le gouvernement sri-lankais a imposé un couvre-feu dans tout le pays et bloqué temporairement les médias sociaux et les applications de messagerie, lundi, après une flambée de violences intercommunautaires dans la foulée des attentats survenus à Pâques qui ont tué plus de 250 personnes.

Le commandant de l’armée, Mahesh Senanayake, a déclaré à la télévision que des «émeutiers ivres» provoquaient des violences et a averti les citoyens de rester à l’abri à l’intérieur. Il n’a pas donné de détails.

La police a annoncé que le couvre-feu serait appliqué jusqu’à nouvel ordre dans la région nord-ouest, et jusqu’à mardi matin dans le reste du pays.

L’atmosphère est tendue au Sri Lanka depuis les attaques perpétrées par sept kamikazes contre deux églises et trois hôtels de luxe.

Le gouvernement a bloqué les médias sociaux après un échange acrimonieux entre deux personnes sur Facebook qui a poussé une foule à attaquer dimanche un magasin appartenant à des musulmans dans la ville de Chilaw, à majorité catholique, selon Nalaka Kaluwewa, chef du département de l’information.

M. Kaluwewa a expliqué que le gouvernement avait pris l’initiative «d’empêcher la désinformation de circuler et d’empêcher la diffusion d’informations pouvant nuire à l’harmonie communautaire».

Ce n’est pas la première fois que le gouvernement sri-lankais paralyse l’accès aux réseaux sociaux depuis les attentats du 21 avril.

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