Le suspect de la tuerie en Saskatchewan n’était pas «activement» recherché par la GRC

OTTAWA — La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a déclaré qu’une unité spéciale créée spécifiquement pour retrouver des personnes en «liberté illégale» n’était pas activement à la recherche de l’auteur présumé de la série d’agressions meurtrières à l’arme blanche en Saskatchewan il y a dix jours.

Myles Sanderson est le principal suspect relativement à ces attaques contre des membres de la communauté crie de James Smith et du village voisin de Weldon. Cette série d’agressions, qui a fait 11 morts et 18 blessés, avait déclenché une chasse à l’homme de quatre jours dans les Prairies.

M. Sanderson a finalement été arrêté sur une petite route rurale de Saskatchewan mercredi dernier. La GRC a ensuite déclaré qu’il était entré en «détresse médicale» et qu’il était mort en détention. 

Le Service correctionnel du Canada précise que M. Sanderson avait obtenu une «libération d’office», après avoir purgé les deux tiers de sa peine, et qu’il avait quitté la prison en août 2021. Mais il a été déclaré «en liberté illégale» à la fin de mai dernier, soit une centaine de jours avant les agressions au couteau en Saskatchewan.

Il existe depuis l’an dernier au sein de la GRC en Saskatchewan une unité qui se consacre justement à retrouver des personnes recherchées pour avoir violé leurs conditions de libération conditionnelle. Or, la police fédérale a indiqué que cette unité n’enquêtait pas sur le cas de M. Sanderson.

La GRC affirme que les policiers doivent actuellement s’occuper de plus de 6000 mandats d’amener en attente, et que l’unité se concentre sur des délinquants et des membres de gangs «très médiatisés» qui font l’objet d’un mandat.

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