Le suspect de l’attaque à la machette à New York était motivé par l’islamisme radical

NEW YORK — L’homme accusé d’avoir attaqué des policiers avec une machette près de Times Square, à New York, le soir du Nouvel An, avait l’intention de commettre un acte de djihadisme contre des responsables gouvernementaux. Il a aussi crié «Allahou akbar» avant de frapper un agent à la tête et de tenter de saisir l’arme d’un autre policier, ont révélé les procureurs au dossier, mercredi.

Trevor Bickford, âgé de 19 ans, a comparu virtuellement depuis un hôpital de Manhattan et devra demeurer détenu sans caution. Il n’a pas enregistré de plaidoyer et il comparaîtra de nouveau devant le tribunal vendredi.

Bickford, qui habite dans le Maine, est accusé de tentative de meurtre sur des policiers, d’agression et de tentative d’agression. S’il est reconnu coupable, il risque une peine d’emprisonnement à perpétuité.

La procureure adjointe du district de Manhattan, Lucy Nicholas, a précisé que Bickford «s’était spécifiquement rendu à New York depuis le Maine afin de commettre des meurtres contre des responsables gouvernementaux. Il est arrivé dans la ville quelques jours avant l’attaque.

Bickford avait acheté un billet de train pour Miami et voulait voyager à l’étranger, «mais il a ensuite décidé de venir d’abord à New York pour tuer des gens et mener le djihad», a affirmé Mme Nicholas. Rien ne le liait précédemment à la ville ou l’État de New York, a-t-elle ajouté.

Selon Mme Nicholas, le suspect aurait dit aux enquêteurs que «tous les responsables gouvernementaux», y compris les policiers, étaient des cibles pour lui en raison du soutien des États-Unis envers Israël. Il aurait toutefois délibérément épargné les civils.

La mère du suspect inquiète

L’attaque à la machette s’est produite samedi vers 22 heures, tout juste à l’extérieur de la zone protégée pour les importantes festivités du Nouvel An de Times Square.

L’homme aurait attaqué trois policiers avec une machette, dont deux ont dû être hospitalisés: l’un en raison d’une fracture du crâne et l’autre pour une lacération sévère. Leur vie n’était toutefois pas en danger, tout comme celle du suspect.

Le suspect aurait agi seul, selon les autorités.

Quelques jours avant l’attaque, la mère de Bickford a contacté la police de Wells, dans le Maine, pour exprimer ses inquiétudes au sujet de son fils. Le corps de police municipal aurait ensuite prévenu le FBI.

Des agents du FBI ont d’ailleurs été vus dimanche en train d’entrer dans la maison familiale de Bickford à Wells.

Dans ses publications en ligne, Bickford a déjà fait mention d’opinions islamistes radicales, selon une source des forces de l’ordre. Ce responsable n’a pas pu discuter publiquement des détails de l’enquête en cours et a parlé à l’Associated Press sous couvert d’anonymat.

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