Le taux de COVID-19 dans les communautés autochtones est au plus bas depuis deux mois

Ottawa affirme que le nombre de personnes atteintes de la COVID-19 dans les communautés autochtones a chuté au plus bas depuis le 6 décembre, avec 1869 cas actifs signalés mercredi.

Le ministère des Services aux Autochtones indique que pour une deuxième semaine consécutive, les cas nouvellement rétablis continuent de dépasser les nouveaux cas. 

Le ministre Marc Miller a déclaré jeudi à Ottawa que les strictes mesures sanitaires mises en place dans tout le pays en décembre dernier ont contribué à ralentir la propagation du coronavirus dans les communautés autochtones.

Dans le nord du Québec, on signalait 43 cas confirmés au Nunavik et tous, sauf trois, se sont rétablis, indique le ministère fédéral. Le gouvernement du Nunavut signalait mercredi 12 cas actifs dans la région de Kivalliq et un total de 294 cas confirmés depuis le début de la pandémie, dont 281 sont rétablis.

Le ministre Miller rappelle toutefois qu’il faut demeurer vigilants pendant que les autorités attendent de voir l’impact des retards dans les livraisons de vaccins sur le déploiement dans les communautés autochtones au cours des prochaines semaines.

Le ministre indique qu’en date de mercredi, plus de 64 000 doses de vaccins contre la COVID-19 avaient été administrées aux Premières Nations sur des réserves, aux Inuits et aux territoires. Il s’attend à ce que la campagne s’étende à plus de communautés dans les semaines à venir.

M. Miller assure par ailleurs que la livraison de vaccins aux Autochtones en milieu urbain demeure une priorité. Il indique que des discussions sont en cours entre son ministère et les représentants d’organisations autochtones urbaines, régionales et nationales, dont les centres d’amitié, les fournisseurs de soins de santé autochtones, les représentants municipaux et provinciaux de la santé publique. 

«À Montréal, certaines cliniques de vaccination sont déjà ouvertes aux sans-abri autochtones, et un refuge temporaire permettant aux itinérants de se réchauffer a également été mis sur pied dans la ville en l’honneur de Raphaël ‘Napa’ André», a-t-il souligné. 

«Napa» André, un Innu vivant à Montréal, était mort dans une toilette chimique à proximité d’un refuge fermé à cause de la pandémie. Il se serait réfugié dans cette toilette pour éviter les policiers pendant le couvre-feu. Une «halte chaleur» pour personnes en situation d’itinérance a été érigée cette semaine au square Cabot, un projet du Foyer pour femmes autochtones de Montréal, appuyé par la Ville.

Laisser un commentaire