Le tireur en Nouvelle-Écosse était un «collectionneur d’injustices», dit la GRC

HALIFAX — La Gendarmerie royale du Canada en Nouvelle-Écosse affirme que le tireur qui a causé la mort de 22 personnes dans l’une des pires tueries de l’histoire du pays était un «collectionneur d’injustices» dont les rancunes personnelles ont explosé dans une rage meurtrière.

Le superintendant de la GRC Darren Campbell a indiqué jeudi que l’analyse comportementale du tireur montre que plusieurs de ses victimes ont été choisies pour des injustices perçues dans le passé, tandis que les autres ont été touchées aléatoirement.

Cette mise à jour de la GRC, la première en plus d’un mois, a aussi révélé que la policière tuée le 19 avril a échangé des coups de feu avec Gabriel Wortman après être entrée en collision avec la réplique d’une voiture de police conduite par l’auteur de la tuerie.

M. Campbell a ajouté que c’est le tireur qui a foncé avec son véhicule sur celui de la constable Heidi Stevenson, et que cette dernière portait un gilet pare-balles.

La police a confirmé que trois des cinq armes à feu dont Wortman était en possession avaient illégalement été achetées aux États-Unis. Une autre avait été obtenue illégalement au Canada. La cinquième a été subtilisée au constable Stevenson.

M. Campbell a ajouté que le tireur ne s’est pas servi de son véhicule maquillé pour accoster ses victimes qui se trouvaient dans leur véhicule.

Les enquêteurs doivent toujours révéler les détails clés de la tuerie, amorcée le 18 avril et qui s’est poursuivie pendant 13 heures dans le nord et le centre de la Nouvelle-Écosse. Un policier de la GRC a finalement abattu le tireur de 51 ans dans une station-service d’Enfield, à environ 90 km au sud de Portapique, le matin du 19 avril.

En plus de Mme Stevenson, ses victimes incluent deux infirmières, deux agents correctionnels, une famille de trois personnes, un enseignant et certains de ses voisins de Portapique.