Le traversier Saaremaa se refait une beauté en prévision de son lancement

Le nouveau traversier de relève Saaremaa a été présenté à la presse, lundi, lui qui est toujours à se refaire une beauté à l’approche de son lancement, prévu vers la fin juin ou au début de juillet.

Le traversier norvégien doit subir de nombreuses transformations pour être mis aux normes canadiennes avant de pouvoir prendre le relais du CTMA Voyageur, envoyé en relève d’urgence après les nombreux déboires subis par la Société des traversiers du Québec (STQ) sur la liaison Matane – Baie-Comeau – Godbout.

Une fois les travaux terminés, la STQ complétera la formation des équipages en mer, formation qui est déjà amorcée avec les différents équipements qu’on y retrouve.

Le Félix-Antoine-Savard dès la fin de semaine prochaine

Le CTMA Voyageur sera toutefois remplacé avant la mise en service du Saaremaa, et ce, dès le 1er juin, par le Félix-Antoine-Savard. Il s’agira d’un soulagement pour les usagers puisque le Voyageur n’est en fonction que trois jours par semaine, d’une part, et d’autre part, il est utilisé presque uniquement par le camionnage puisqu’il ne peut accueillir plus d’une douzaine de passagers.

Le F.-A.-Savard, lui, peut accueillir 70 véhicules et 376 passagers. Il sera en service sept jours par semaine.

Saaremaa: bientôt rebaptisé par le public

Quant au Saaremaa, une fois sa canadianisation — comme le veut le jargon de mise aux normes — terminée, il offrira une capacité de 600 passagers, 150 voitures et 12 camions.

Il sera temporairement renommé le Saaremaa I, puisqu’il y a un autre bateau canadien qui porte ce nom. La STQ lancera ensuite une procédure où elle fera appel au public pour le rebaptiser avec un nom québécois distinctif. Le nouveau venu dans la flotte a été construit en 2010 en Norvège.

Les usagers de la traverse Matane – Baie-Comeau – Godbout ont subi de multiples interruptions de service depuis une avarie aux propulseurs du F.-A.-Gauthier, navire italien flambant neuf acquis en 2015 au coût de 175 millions $ en décembre dernier.

En désespoir de cause, la STQ est allée jusqu’à se porter acquéreur d’urgence d’un vieux traversier en fin de vie au coût de 2,1 millions $. L’Apollo n’a finalement navigué que 21 jours avant d’être définitivement retiré de la circulation après une deuxième collision avec un de ses quais en trois semaines, collision qui a révélé des problèmes structurels importants.

F.-A.-Gauthier: le mystère demeure entier

Quant au F.-A.-Gauthier, qui a connu de multiples difficultés depuis sa mise en service, il est toujours en cale sèche au chantier maritime Davie, de Lévis, où ses propulseurs ont été entièrement démontés à la suite de vibrations anormales.

L’opération a permis de découvrir des pièces endommagées, mais la cause des dommages, qui ont entraîné les vibrations, demeure un mystère complet.

Le F.-A.-Gauthier a une capacité de 800 passagers et de 180 véhicules.

La STQ avait fait grand état, au moment de son achat, du fait qu’il s’agissait du premier traversier à être propulsé au gaz naturel liquéfié en Amérique du Nord.

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