Le Tribunal administratif approuve les services essentiels à la STM

MONTRÉAL — Le Tribunal administratif du travail a approuvé la liste des services essentiels prévus durant la grève d’heures supplémentaires des employés d’entretien de la Société de transport de Montréal (STM), la semaine prochaine.

Les 2400 employés d’entretien de la STM, représentés par le Syndicat de transport de Montréal, refuseront d’effectuer des heures supplémentaires toute la semaine prochaine. Le président du syndicat, Gleason Frenette, explique qu’après un an de négociations, la partie patronale maintient des propositions «qui viendraient changer totalement les conditions de travail».

Le Tribunal administratif du travail avait assigné une conciliatrice pour que la STM et le syndicat conviennent des services essentiels à assurer durant la grève des heures supplémentaires. Le Tribunal estime que cette entente «assure la santé ou la sécurité de la population».

Les parties ont convenu que durant la grève d’heures supplémentaires de six jours, tous les salariés donneront toutes leurs prestations régulières de travail selon leur quart normal, soit 40 heures par semaine. On convient aussi qu’il n’y aura pas de «changement temporaire de poste», dans le but de contourner cette grève — sauf pour remplacer un employé absent.

Le Syndicat s’engage aussi à assurer que l’équipe d’«urgence métro» soit complète pour chaque quart de travail; de plus, en cas de «situation exceptionnelle ou urgente» mettant en cause la santé ou la sécurité des usagers, «le syndicat fournira le personnel nécessaire pour y faire face».

Le syndicat soutient que pour pallier un gel d’embauches à la suite de coupes budgétaires à la Ville de Montréal, la STM a trouvé «comme solution d’augmenter l’offre de temps supplémentaire». La STM a soutenu lundi qu’elle souhaitait elle aussi réduire le recours aux heures supplémentaires, mais que cela ne se réaliserait que par des modifications à la convention collective.

Par ailleurs, le syndicat des chauffeurs d’autobus et des opérateurs de métro, affilié au Syndicat canadien de la fonction publique, tient cette semaine des assemblées afin d’obtenir un mandat de ses membres lui permettant de déclencher une grève au moment jugé opportun.