Le tueur en série Allan Legere pourra demander à nouveau sa libération conditionnelle

Le tueur en série Allan Legere pourra à nouveau, éventuellement, demander une libération conditionnelle — et certains se demandent si on ne pourrait pas modifier la loi afin d’éviter qu’il n’y parvienne un jour.

À  l’issue d’une audience mercredi, la Commission des libérations conditionnelles a rejeté la demande de libération de Legere, mais des membres de la commission ont rappelé qu’il avait toujours le droit de présenter une nouvelle demande de libération conditionnelle de jour dans un an, comme le prévoit la loi. La commission devrait alors rendre une décision dans un délai raisonnable.

Le meurtrier en série, violeur et incendiaire, aujourd’hui âgé de 72 ans, s’était évadé le 3 mai 1989 alors qu’il purgeait une peine d’emprisonnement à perpétuité pour le meurtre d’un propriétaire de magasin, John Glendenning, abattu lors d’un vol en juin 1986.

Après son évasion, Legere était revenu dans la région de Miramichi pour commettre quatre meurtres violents et une agression sexuelle. Il n’a finalement été repris que le 24 novembre 1989, lors d’un autre retour à Miramichi. 

Le député conservateur Rob Moore soutient que des changements à la loi devraient être envisagés pour éviter que les victimes ou leurs proches aient constamment à s’opposer à la libération des tueurs en série. Il rappelle par ailleurs que le gouvernement de Stephen Harper avait déjà réussi à resserrer le système de libération conditionnelle. 

John Harris a été directeur du Service correctionnel du Canada alors que Legere était détenu dans une prison au Nouveau-Brunswick. Il croit que la loi fédérale devrait être modifiée pour donner à la Commission des libérations conditionnelles plus de latitude dans sa décision d’examiner ou non une demande. 

Laisser un commentaire